Le blog de Bruno Hubacher - Page 2

  • Covidiots

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    « Si nous n’avions pas réussi avec la technologie ARNm, nous serions tous dans une situation très délicate », confie Albert Bourla, le PDG du groupe pharmaceutique Pfizer, au reporter du « Financial Times », en sirotant son verre de « Santorini » au « goût légèrement piquant, réhaussé d’une note de minéralité », sans préciser qui il entendait par « nous ».

    Toujours est-il, le seul fait d’être vaccinés tous les deux à deux reprises permit cet entretien au « Estiatorio Milos », surplombant le Hudson River, et les lecteurs investisseurs du quotidien rose se réjouiront d’apprendre quelques détails piquants de cette incroyable « success story » d’un immigré grec.

    Albert Bourla « que je connais depuis 2014 », opte pour des côtelettes d’agneau, à point, tandis que moi, je choisis la Dorade royale. En entrée, le serveur suggère poulpes et calamars grillés, accompagnés d’une salade grecque et la spécialité de la maison « Milos Special », une tour de zucchinis grillés, finement tranchés, de l’intérieur desquels suinte une cuillerée de tzatziki crémeux.

    « Tu sais, nous sommes devenus la plus puissante machine à vaccins au monde, grâce à la technologie ARNm, que la majorité des autorités sanitaires préfère actuellement aux vaccins traditionnels. D’ailleurs, nous prévoyons un chiffre d’affaires de 34 milliards USD cette année, 30 % de plus que notre prévision d’il y a trois mois. »

    « Certes, si nous avions perdu la course aux vaccins, nous aurions dû faire face à une dévaluation importante, mais le monde à son tour serait entré dans la pire récession depuis le 17ème siècle. Tout se serait effondré. Combien de divorces à venir, combien de suicides. Alors, si nous avions dû procéder à une dévaluation dans nos comptes, même de 2 milliards USD, cela aurait été un moindre mal. »

    Notre entrée arrive, salade grecque, poulpes grillés sur un lit de purée de fèves, accompagné de rondelles croustillantes de calamars.

    Notre conversation est interrompue par la responsable marketing qui s’approche de notre table. « C’est grâce à vous, Monsieur Bourla, que nous avons pu garder ouvert notre restaurant », ce qui me rappelle un récent article que j’ai écrit pour la FT dans lequel sont mentionnés les fêtards de Tel Aviv, trinquant à la santé d’Albert Bourla, « l’chaim ».

    La popularité d’Albert Bourla en Israël est due à son amitié avec le Premier Ministre déchu, Benjamin Netanyahou. En échange d’une livraison de vaccins, couvrant l’entièreté de la population, Pfizer a accès, en temps réel, à toutes les données médicales de la population, dans le but de suivre l’évolution vaccinale. Israël est devenu un point de repère en matière de vaccination pas seulement pour Pfizer, mais pour les responsables de la santé publique à travers le monde. Les données actuelles suggèrent que l’efficacité du vaccin Pfizer s’amenuise avec le temps, nécessitant une troisième injection.

    Pourquoi Monsieur Bourla a-t-il choisi Israël pour, son expérience grandeur nature ? La taille de la population est gérable et la collecte de données s’est avérée efficace. « Nous avons considéré la Grèce, mais la bureaucratie y est trop inefficace. Ensuite nous avons pensé à la Suède, mais nous ne voulions pas contrarier l’Union européenne. »

    « Mon ami « Bibi » en revanche, fut maître de la situation. Il m’a appelé au moins trente fois pour me poser toutes sortes de questions. Je suis sûr qu’il s’est fait du souci pour son peuple. »

    « Ma Dorade royale arrive. J’observe que les prix sont tout-de-même un peu chers ici. » En effet, remarque mon vis-à-vis, « Les prix sont un multiple de ce qu’on paie pour une dorade à Thessaloniki. Vous vous rendez compte, 32 USD ? Nous, dans notre industrie souffrons également du niveau de prix élevé à New York. On nous accuse assez souvent d’exiger des prix excessifs pour nos médicaments et de protéger nos brevets, or la seule raison de cette politique de tarification est la pénurie chronique des ingrédients. »

    Tant que d’éventuels réductions de prix des médicaments ne finissent pas dans les méandres d’administrations publiques inefficaces et bénéficient réellement les budgets des citoyens, je suis prêt à discuter avec Elizabeth Warren, Bernie Sanders ou Alexandria Ocasio-Cortez. »

    Lorsqu’il Il y a quelque trente ans en arrière, en tant qu’ancien chercheur en médecine vétérinaire à l’Université Aristote de Thessaloniki, Albert Bourla termina ses études par une thèse sur la fécondation in vitro de moutons et chèvres, il fut « headhunté » par le groupe pharmaceutique Pfizer. Il commença sa carrière en tant que chercheur et salarié intérimaire, pour en devenir son PDG en 2019.

    Se débarrassant des unités « consumer health », Albert Bourla embarqua le groupe Pfizer dans une « stratégie à haut risque », l’investissement massif dans la recherche et le développement de nouveaux traitements pour des maladies sévères.

    Un portrait d’Albert Bourla serait incomplet sans mentionner le passé de sa famille en tant que rescapés et victimes de l‘Holocauste. « La vie est un miracle » se souvient-il les dires de sa mère, « J’étais vent debout devant un peloton d’exécution, mais j’ai survécu. »

    Pfizer chief Albert Bourla: ‘We are the most efficient vaccine machine’ | Financial Times (ft.com)

    https://www.letemps.ch/monde/israel-ebranle-variant-delta?

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  • Jeux de dupes

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    On ne les aimait pas beaucoup ces immigrés, catholiques et incultes, en provenance d’Irlande et d’Italie, débarquant sans un sou à Ellis Island au début du siècle passé. L’élite protestante de la côte est, les WASPS (1), préférait les voir entassés dans les ghettos de New York et Chicago.

    On ne les aimait pas davantage, d’ailleurs, qu’aujourd’hui les moudjahidines afghans ou les djihadistes iraquiens. En revanche, on savait, et sait encore, s’en servir, quand la Raison d’état l’exige.

    Meyer Lansky était un peu l’exception qui confirme la règle. D’origine russe et de confession juive, il ne collait pas vraiment à l’image traditionnelle du mafieux. Toujours est-il, et comme tout le monde sait que les opposés s’attirent, l’intellectuel biélorusse s’associa rapidement avec le « capo di tutti capi », le napolitain Lucky Luciano, dans le but de transformer la « cosa nostra » en une multinationale respectable.

    Las Vegas n’était, à cette époque, qu’un bled pourri au milieu du désert de Nevada. Afin d’offrir à l’élite puritaine de la côte est un divertissement que la bible interdit, le duo profita d’un changement de législation de l’état désertique pour ouvrir, en 1946, le premier hôtel casino de la ville, le « Flamingo ». L’affaire vira au fiasco pour les protagonistes, sans doute une des raisons, de la tenue le 20 décembre 1946 de la « Conférence de La Havane » qui réunit, outre les acteurs principaux, l’artiste américain, Frank Sinatra, qui enchanta l’auditoire avec ses « evergreens », Meyer Lansky et Lucky Luciano, tout juste sorti de prison, les délégations de New York, Chicago, Buffalo, Tampa et New Orleans, dans le mythique « Hotel Nacional », aujourd’hui protégé par l’UNESCO.

    Ayant eu vent de l’opération, le gouvernement américain fit pression sur le dictateur Fulgencio Batista, par ailleurs un ami intime de Meyer Lansky depuis 1930, pour que Lucky Luciano reparte illico presto dans son Italie natale et ne revienne plus jamais aux Etats-Unis, un peu ingrat tout de même. Car l’armée américaine avait bien profité des services du mafieux et de ses connaissances approfondies de sa terre natale, la Sicile, pendant la Seconde Guerre mondiale, connaissances indispensables pour la préparation et la réussite du premier débarquement des troupes alliés par le sud de l’Europe. En guise de récompense Lucky Luciano fut tout de même libéré de prison et ses acolytes se virent confiés des postes de maires et autres responsabilités politiques aux Etats-Unis. (doc ARTE)

    Rubén Fulgencio Batista y Zaldivar fut un des leaders, en 1933, d’une révolte militaire qui entra dans l’Histoire cubaine sous le nom de « révolte des sergents », un soulèvement d’officiers, accompagné de révoltes estudiantines, menant au renversement du gouvernement dictatorial de Gerardo Machado et à l’instauration du « gouvernement de 100 jours » de Ramon Grau San Martin, un riche propriétaire terrien, qui avait la mauvaise idée de lancer une réforme agraire, ce qui déplut fortement à l’establishment américain, un peu à l’instar de Jacobo Arbenz au Guatemala, qui fut remplacé en 1954 par une junte militaire, ou, beaucoup plus tard, Manuel Zelaya au Honduras, chassé du pouvoir en 2009 sous l’instigation de la Secrétaire d’Etat de l’époque, Hillary Clinton. De retour en 1940, il laissa à nouveau libre cours à la corruption et fut succédé par son dauphin Carlos Prìo Socarràs qui sera lui renversé par une coalition « socialiste démocratique », menée par Batista en 1952, devenu entre-temps colonel des forces armées, sous les auspices de la CIA. Le nouveau gouvernement fut immédiatement reconnu par les Etats-Unis.

    Depuis la « libération » de l’ile du joug espagnol en 1897 par le Secrétaire-adjoint à la Marine de l’époque et futur Président des Etats-Unis, Theodore Roosevelt, une « décolonisation » savamment orchestrée par un attentat prétexté contre le cuirassé « Maine » au large des côtes cubaines, une duperie, montée aussitôt en épingle par la « yellow press » de l’époque du magnat William Randolph Hurst, une sorte de « Russiagate », Cuba était dirigé par une succession de dictateurs d’obédience américaine. Les richesses du pays, le tabac, le sucre, les mines de nickel et le pétrole, seront exploitées dorénavant par le nouveau colonisateur et son élite, dont le Sénateur Prescott Sheldon Bush du Connecticut, père des futurs Présidents, George Herbert Walker Bush et George Walker Bush, ainsi que du gouverneur de Floride, Jeb Bush, qui détenait d’importantes concessions pétrolières dans l’ile.

    Une fois au pouvoir, Battista chargea son ami Meyer Lansky de relancer l’industrie du jeu, en concluant un accord qui prévoyait le financement public d’une série d’hôtels de luxe et de casinos haut de gamme, sous le contrôle exclusif de la pègre, le partenariat public-privé, et dont une partie des bénéfices finissait dans les poches du clan Batista. La Havane, qui servait simultanément de plaque tournante au trafic de drogue, dont l’exclusivité revint à Lucky Lucian, sera transformée en une sorte de Paris haussmannien avec de larges boulevards, parcs et squares

    Sous le règne de Fulgencio Batista, Cuba devint, ce que le journaliste du Washington Post Karl E. Meyer appelait « une sorte de bordel des Nord-Américains » et l’historien Arthur Schlesinger parlait de la capitale La Havane d’une « ville transformée en grand casino et bordel pour les hommes d’affaires américains. » Wikipedia

    Au début des années 1950 certaines parties de la population, dont les étudiants, commencèrent à grogner, ce qui incita Meyer Lansky à proposer à Batista la construction d’un canal, un peu à l’instar du Canal de Panama, traversant l’ile du nord au sud, séparant la partie affluente de l’ile, contrôlée par l’élite cubaine et américaine, de la partie pauvre de l’est dans laquelle travaillaient les journaliers des plantations de sucre et de tabac et dans laquelle des mécontentements commencèrent à se manifester autour de l’avocat Fidel Castro, qui empêcha finalement la réalisation de ce projet, ce qui n’empêcha pas Meyer Lansky à son tour à construire une cinquantaine d’hôtels de luxe supplémentaires à La Havane. (doc ARTE)

    A la suite du refus par le régime Battista d’une plainte, déposée par Fidel Castro, pour violation de la constitution, des manifestations commencèrent à s’organiser.

    En 1953 un groupe d’insurgés, commandé par Fidel Castro, attaqua une caserne de la ville de Santiago de Cuba, sans succès, mais le signal pour le déclenchement d’une nouvelle série de révoltes et grèves massives, réprimés dans le sang par le régime Batista, causant la mort à 20'000 manifestants, fut donné.

    Acculé, Batista trouva refuge dans le Camp Columbia, une des plus importantes bases militaires américaines d’Amérique latine.

    Soucieux de préserver son patrimoine d’une possible nationalisation, Meyer Lansky proposa à Fidel Castro 1 million USD pour la construction d’hôpitaux et écoles pour le peuple, ce que le dernier refusa.

    Le gouvernement révolutionnaire procéda aussitôt à la nationalisation de nombreuses entreprises américaines, sans dédommagement, et se lança dans une réforma agraire en distribuant des lopins de terres en friches, appartenant à des compagnies américaines et cubaines, aux paysans, ce qui incita la CIA à financer une série d’actes de sabotage dans l’ile.

    Le gouvernement américain décréta aussitôt un embargo contre Cuba et prépara, en secret, l’invasion de l’ile. Planifiée par l’administration Eisenhower, un Républicain, et exécutée par l’administration Kennedy, un Démocrate, le 15 avril 1961, avec le soutien de la mafia, une poignée d’exilés cubains, vivant aux Etats-Unis, débarquèrent dans de la baie de cochons au sud de l’ile, sans doute une des expéditions les plus hilares de l’histoire de la CIA. Toujours est-il, le Président Kennedy refusant un soutien aérien aux insurgés, les derniers furent capturés par l’armée cubaine. Préparée par le sémillant agent secret, Richard Bissell, également architecte du renversement du gouvernement guatémaltèque de Jacobo Arbenz, l’opération se rangea dans la série interminable de projets d’élimination du Lider maximo par la CIA.

    Sur le plan géopolitique l’affaire faillit déclencher la Troisième guerre mondiale, car, las de ces salves de déstabilisation, Fidel Castro, s’étant soudainement déclaré socialiste, le nouvel allié, le Président du Conseil des ministres de l’Union des républiques socialistes soviétique, Nikita Khrouchtchev, dépêcha aussitôt, au mois d’octobre 1962, une série de missiles nucléaires sur place, installant une rampe de missiles à moyenne portée à 140 km des côtes de la Floride.

    En échange du retrait de missiles américaines, stationnés en Turquie, pointées vers la Russie, par Kennedy, l’apocalypse fut finalement avortée.

    Nous sommes en 2021 et les suppôts du pouvoir sont devenus plus présentables plus « inclusifs », plus « démocratiques » d’une certaine manière. « Contre-révolution cubaine : un mouvement d’artistes de rap, soutenu par le gouvernement américain, comme catalyseur de troubles sociaux » titre le site d’information américain « Grayzone » « Le mouvement San Isidoro, un collectif d’artistes cubains luttant pour la liberté d’expression, est devenu la nouvelle « arme d’intervention » du gouvernement américain à Cuba. »

    https://thegrayzone.com/2021/07/25/cubas-cultural-counter-revolution-us-govt-rappers-artists-catalyst/

    (1) White Anglo-Saxon Protestant

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  • Post-vérité

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    MSNBC est une chaîne d’information continue américaine d’obédience libérale, proche du Parti démocrate, issue de la fusion entre la société « Microsoft Network », partie du groupe « Microsoft », (9%) et le groupe audiovisuel « National Broadcasting Company » NBC, partie du groupe « NBC Universal » (91%), partie de son côté du groupe de médias « Comcast ».

    « NBC Universal Media » fut créé en 2004 à la suite de l’intégration des activités du groupe français « Vivendi Universal Entertainment » (20%) acquises par le propriétaire, le conglomérat General Electric, qui les vendra à son tour au groupe de médias « Comcast ».

    « Vivendi Universal Entertainment », crée en 2000 par le groupe français « Vivendi Universal », initialement spécialisé dans les services aux collectivités territoriales françaises, plus connu sous le nom de « Compagnie Générale des Eaux », fondée par Napoléon III, découlant des idées du philosophe et économiste français Claude-Henri de Rouvroy, Comte de Saint-Simon (1), transformé en conglomérat de « nouvelles technologies » par l’homme d’affaires français Jean Marie Messier, plus connu du public par ses initiales J6M, Jean-Marie Messier moi-même maître du monde, est le produit de la fusion avec les activités « divertissements » du fabricant de whisky canadien « Seagram ». (Wikipedia)

    La journaliste et animatrice de télévision Rachel Maddow, aux sensibilités politiques quelque peu confuses, anime depuis 2008, un magazine d’information sur la chaîne de télévision MSNBC, le « Rachel Maddow Show », attirant jusqu’à 3 millions de spectateurs chaque mois. Diplômée des universités de Stanford et Oxford, elle se déclare d’obédience libérale et admiratrice du Président Dwight D. Eisenhower, un Républicain, qui, lui, était tout sauf un libéral, en revanche, un fervent opposant de l’expansion militaire des Etats-Unis dans le monde et de la toute-puissance du « complexe militaro industriel », contrairement à Rachel Maddow. Cherchez l’erreur.

    Toujours est-il, le fonds de commerce, si l’on puit dire ainsi, de la sémillante animatrice est devenu, depuis le 8 novembre 2016, ce qu’on appelle communément le « Russia bashing ».

    Suite à la défaite, le 8 novembre 2016, de la candidate démocrate à la présidence, Hillary Clinton, potentiellement la première femme à la Maison Blanche, face au semi-républicain Donald Trump, les caciques du Parti démocrate et l’élite libérale partirent en roue libre.

    Après une « analyse approfondie » des raisons de cet échec, le « Democratic National Committee » DNC, décréta la « culpabilité » du Kremlin, chargeant ses offices de communication officieuses, de répandre la bonne parole. Si le « show » populaire de « l’égérie de la diversité et de l’inclusion » se démarque par sa singulière virulence, c’est, à ce jour le paysage médiatique américain « in corpore » qui participe à la chasse aux sorcières, médias alternatifs inclus.

    Faute de trouver un argument valable pour discréditer un adversaire il est devenu coutumier dans le paysage médiatique américain de le taxer d’espion russe, ce que fit, une fois de plus, en 2019, la journaliste Rachel Maddow, accusant « One America News Network » OAN un groupe de médias conservateur de tendance droite radicale, proche de l’ancien Président Donald Trump, d’être une officine du « Kremlin », faisant référence à un article, paru dans le magazine online « Daily Beast », article constatant qu’un des reporters d’OAN était d’origine russe, travaillant simultanément pour l’agence de presse « Sputnik ».

    « One America News Network » porta plainte contre Rachel Maddow, son employeur MSNBC, ainsi que contre le propriétaire « Comcast ». Le jugement, commenté par le journaliste américain Glenn Greenwald sur son site « Substack » le 22 juin 2021 et avec lequel celui-ci semble être en accord, craignant l’utilisation de la plainte pour diffamation comme outil de censure, fut rendu par la juge fédérale progressiste Cnythia Bashant nommée par le Président Barack Obama.

    Extraits du jugement :

    « Certes, les téléspectateurs qui consultent les chaînes d’information, telle que MSNBC, le font dans le but d’obtenir des informations sur l’actualité dans le monde. Toutefois, ceci doit être juxtaposé au fait que l’allégation, supposément diffamatoire, dont fait l’objet cette action en justice, doit être considérée dans le contexte d’une émission d’opinion, telle que le « Rachel Maddow Show », dans lequel la journaliste exprime la sienne, tout en invitant ses clients à la partager. »

    « Rachel Maddow ne cache pas son opinion politique. Son public doit donc s’attendre à un langage subjectif conforme à ses convictions. »

    « Dans ce sens « Rachel Maddow Show » diffère d’un segment d’actualité ordinaire, car l’information y est toujours accompagnée d’un commentaire personnel. La Cour estime légitime de faire confiance à la capacité des téléspectateurs de faire la différence entre une information et une opinion. »

    « Les téléspectateurs qui regardent son programme s’attendent à ce qu’elle y exprime son opinion personnelle et subjective. Ainsi, la déclaration litigieuse (espion russe ndlr), supposément diffamatoire, doit être vue dans un contexte plus large, car, en commentant l’article paru dans le magazine online « Daily Beast », il s’agit d’une opinion personnelle, exprimée de façon outrancière et exagérée, certes, mais à laquelle on peut s’attendre en regardant son « show ».

    « Quand Rachel Maddow ajoute ses commentaires, utilisant un langage fleuri, ricanant de manière sous-entendu (Non, mais cela paraît évident) l’exagération des faits, comme, appeler le journalisme d’OAN de propagande russe, ne devrait pas être pris au sérieux par les téléspectateurs qui ne peuvent pas sérieusement penser que OAN soit au service du gouvernement russe. Au lieu de cela ils analyseront l’article du « Daily Beast » et tireront leur propres conclusions »

    Du point de vue du journaliste et sa gilde, informée et « vaccinée », la crainte de l’utilisation de la plainte pour diffamation comme outil de censure, est compréhensible à la limite, attendre du citoyen dont l’activité professionnelle et quotidienne ne touche pas à l’actualité et qui dépend des médias, qui de plus en plus forment une entité plutôt qu’une diversité, comme seule source, de faire la distinction entre propagande et information, en revanche, est tout de même un peu présomptueux.

    (1) Le saint-simonisme repose sus le concept d’une récompense universelle par l’industrialisme morale, la condition à l’atteinte du bonheur, la liberté et l’émancipation dans le but de passer de l’âge théologique et féodal à l’âge positif et industriel d’une aristocratie de talents et non de naissance. (Wikipedia)

    https://greenwald.substack.com/p/a-court-ruled-rachel-maddows-viewers

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