Le blog de Bruno Hubacher

  • Red Herring

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    « Pandora Papers », c’est le nom de la dernière « bombe », lâchée par le « Consortium international des journalistes d’investigation » ICIJ, succédant aux désormais célèbres scandales des « Luxembourg Leaks » en 2014, des « Swiss Leaks » en 2015, des « Panama Papers » en 2016 et des « Paradise Papers » en 2017, des feuilletons sur des milliardaires qui trichent.

    « N’était-ce pas le service de paiements en ligne « Paypal » qui, visant à empêcher la publication des crimes de guerre, commis par le complexe militaro-industriel américain, procéda au blocage des dons en faveur de la plateforme « Wikileaks » ? » La question du journaliste britannique Afshin Rattansi ne semblait guère perturber le rédacteur du « ICIJ », Fergus Shiel : « Nous ne recevons pas d’instructions de la part de nos sponsors que par ailleurs je n’ai jamais rencontré, inclus Pierre Omidyar. Je ne connais même pas leurs noms. » (1) (2)

    C’est plutôt fâcheux pour un journaliste, car il se trouve que Pierre Omidyar, fortune personnelle 23,2 milliards USD selon Forbes, fondateur du site web de commerce en ligne « eBay », acheteur du système de paiement « Paypal » en 2002, détenant encore 5% des actions actuellement toujours selon Forbes, a justement injecté 100 millions USD dans l’association journalistique au moment même de la publication des « Paradise Papers » et des « Panama Papers » en 2016-2017. (Max Blumenthal)

    La liste des noms d’autres donateurs du « ICIJ » est publiée sur le site internet de l’association, aperçu qui offre une brève incursion dans le monde douillet de la philanthropie: « Adessium Foundation « (pour une société équilibrée), « Laura and John Arnold Foundation » (fonds d’investissement, santé, éducation, justice pénale, finances publiques ), « Bay and Paul Foundation » (éducation, droits humains) , « Barbra Streisand » (chanteuse et actrice), « Bertha Foundation », (activistes, storytellers, avocats) « The Ford Foundation » (défense de la démocratie, réduction de la pauvreté dans le monde), « Franklin Philanthropic Foundation » (religion, éducation, science), « Fritt Ord Foundation » (liberté d’expression), « Fund for Nonprofit News at the Miami Foundation », « Green Park Foundation » (santé), « Hollywood Foreign Press Association » (médias cinéma), « Luminate Foundation » (Pierre Omidyar) « Open Society Foundation « (George Soros) « John and Florence Newman Foundation » (education, environnement), « Meryl Streep » (actrice, The Laundromat, L’Affaire des Panama Papers, film réalisé par Steven Soderbergh, sorti en 2019) « Jonathan Logan Family Foundation » (justice sociale), « Swedish Postcode Foundation » (développement durable), « Wellspring Philanthropic Fund » (droits humains, justice sociale) « Tinius Trust » (détenteur d’un bloc d’actions dans le conglomérat de médias scandinaves, Schibsted), « Amazon » (Jeff Bezos)

    En outre, un groupe de 70 journalistes, contribuant aux publications du « ICIJ », travaillent également pour l l’ONG « Organized Crime and Corruption Reporting Project » impliquée de façon déterminante dans la publication des « Panama Papers « et des « Pandora Papers » , organisation financée, entre autres, par le « Département d’Etat » des Etats-Unis, USAID, « National Endowment for Democracy », « Open Society Foundation », « Luminate Foundation », « European Instrument for Democracy and Human Rights », financé à son tour par l’Union Européenne, « Rockefeller Foundation », « UK Foreign and Commonwealth Office » (source Benjamin Norton, Grayzone)

    Le quotidien britannique « The Guardian », connu pour sa couverture médiatique équilibrée, partie prenante dans la belle aventure à travers son journaliste vedette Luke Harding, célèbre pour sa fabrication prolifique de « canulars conspirationnistes russes », publie un article dont surtout l’image qui le précède saute aux yeux, davantage que le texte. Quoi que.

    Un photomontage qui ressemble à une affiche annonçant le prochain « James Bond », montrant un groupe de dictateurs « tiers-mondistes » aux allures de gangsters, dont celui de la Russie, est suivi par un texte lourd de sens. Extrait : « Le Président russe, Vladimir Poutine, que les Etats-Unis soupçonnent de détenir une fortune secrète quelque part, n’est pas mentionné dans les « Pandora Papers », mais de nombreux de ses associés, dont son ami intime depuis son enfance, le défunt Peter Kolbin, dont certains critiques lui avaient attribuée le surnom « porte-monnaie », ainsi qu’une femme avec laquelle le leader russe semble avoir eu une liaison. » fin de citation. Quand un journaliste n’a pas davantage à dire, il devrait se taire. (Coluche)

    On pourrait ajouter, pour la petite histoire, que le « Consortium international des journalistes d’investigation » ICIJ compte également sur les services de l’expert autoproclamé en matière de droits de l’homme dans la province chinoise du Xinjiang, l’allemand Adrian Zenz.

    Ce que le philanthrope William Henry Gates est pour la santé de la planète, Pierre Omidyar, de manière bien plus discrète, l’est pour la digitalisation de l’Afrique et l’hémisphère sud, pauvre, et la diffusion d’une information alternative par des médias alternatifs de l’hémisphère nord, riche. (Max Blumenthal, Grayzone) (3)

    Premier investisseur, en 2013, (250 millions USD) via sa société « First Look Media », dans le site d’information, alternatif, « The Intercept », à l’origine des révélations du lanceur d’alerte Edward Snowden, publiées par la réalisatrice Laura Poitras et le journaliste Glenn Greenwald à partir de 2013, le « mogul » poursuit un objectif précis, celui d’apparaître aux yeux du public comme défenseur de la liberté d’expression en particulier, et celui de la presse en général, notamment celui des médias alternatifs.

    Le maintien de la façade, du moins en ce qui concerne « The Intercept », aura quand-même duré six ans et s’écroula au mois d’octobre 2020 avec la démission fracassante du journaliste Glenn Greenwald, suite à une tentative flagrante de censure de la part de l’équipe du site, d’un de ses articles au sujet du silence des « médias mainstream » concernant les accusations de corruption envers le Président Joe Biden, et son fils Hunter en sa qualité d’administrateur de la société ukrainienne « Burisma Holdings » ».

    Dans un article, paru en 2019, cosigné par le journaliste Alexander Rubinstein du site d’information « MintPress News », le duo s’essaye à un éclairage des activités tentaculaires du milliardaire. (4)

    Tout en finançant des médias « progressistes », tel que « The Intercept », Pierre Omidyar ne recule pas non plus devant un soutien inconditionnel à un journaliste et éditorialiste néo-conservateur, tel que William Kristol et son « think-tank » « Project for the new American Century » PNAC. Le milliardaire joue sur tous les tableaux.

    Par ailleurs, une de ses protégées les plus prometteurs, si l’on puit dire ainsi, bénéficie actuellement d’une vaste couverture médiatique pour avoir obtenu le Prix Nobel de la Paix, la journaliste philippine Maria Ressa du site web d’information « Rappler », personnalité de l’année 2018 de l’hebdomadaire américain « Time », une création de la maison « Omidyar ». (Max Blumenthal)

    A l’instar de son pendant « sanitaire » William Henry Gates, un des terrains de chasse préférés de l’aficionado du « Big Data » c’est l’Afrique, un continent qui offre l’avantage de disposer d’une population jeune, pauvre et majoritairement peu éduquée, donc manipulable.

    En partenariat avec la « Fondation Bill & Melinda Gates », USAID et le conglomérat financier « VISA » Pierre Omidyar vise à apporter aux communautés rurales du « contient noir » la digitalisation sous forme de paiements électroniques, dont le but ultime consiste en l’abandon de l’argent liquide, créant ainsi une situation de dépendance similaire à celle des paysans du « tiers monde » face au géant de la chimie « Monsanto », aujourd’hui sous contrôle allemand, tout en écrémant la richesse produite par le prélèvement d’une commission sur chaque transaction.

    Après une semaine inhabituellement chargée en événements dramatiques, on ne peut que s’étonner de la simultanéité de ces incidents, entre les révélations du ICIJ, le black-out historique du réseau social « facebook » et l’émergence soudaine, d’une lanceuse d’alerte de l’intérieur du « sérail ». (5)

    « Fini le temps où les réseaux sociaux, tels que « facebook », envahissent notre vie privée, promeuvent des contenus toxiques et manipulent notre jeunesse. » Le sénateur démocrate Edward Markey du Massachusetts est catégorique. Il y aura régulation, légifération.

    Et à la sénatrice démocrate de l’Etat de New York Kirsten Gillibrand de renchérir sur « twitter » : « facebook » priorise le profit au détriment de la vie privée. La lanceuse d’alerte Frances Haugen exige la mise en place d’une nouvelle instance régulatrice afin de les tenir responsables (réseaux sociaux ndlr) et je suis d’accord. Il est temps d’établir une agence de protection des datas à cet effet. »

    Quant au sénateur démocrate Richard Blumenthal du Connecticut d’ajouter : « Vous avez été un catalyseur (Frances Haugen ndlr) pour le changement comme je n n’en ai encore jamais vu et je travaille sur ces sujets depuis 10 ou 15 ans. » (RTS) En effet, qui peut légitimement s’opposer à la protection des plus vulnérables, nos enfants ?

    Cette audience devant la « Commission sénatoriale du commerce », coïncidant opportunément avec un black-out historique du réseau, ayant duré plus de trois heures, il s’imposait naturellement aux « médias mainstream » de livrer à leurs lecteurs des résumés digestes et circonscrits, courant, peut-être, le risque d’omettre certains détails du récit qui ne sont pas sans intérêt.

    Extrait du récit de Frances Haugen: « Depuis quelque temps « facebook » s’est vu dans l’incapacité à recruter, voir retenir du personnel, indispensable pour l’achèvement d’un certain nombre de ses projets vitaux, dont notamment, celui pour lequel j’avais travaillé avant de quitter l’entreprise, le contre-espionnage et le contre-terrorisme, des questions vitales pour la sécurité des Etats-Unis, notamment la lutte contre les violations des droits humains dans des états, tels que la Chine, contre sa minorité des ouighours, la Russie, l’Iran, le Myanmar, l’Ethiopie. Ce que nous avons vu à Myanmar, et ce que nous voyons maintenant en Ethiopie ne représente que le début d’un chapitre d’une histoire terrifiante. Le Congrès américain peut changer les règles, que « facebook » a décidé d’adopter de son propre chef (sous-effectif ndlr), et ainsi abréger la souffrance engendrée. Nous connaissons maintenant la vérité de l’impact destructif de « facebook » et j’apprécie la diligence dont font preuve les membre du Congrès et de la « Securities and Exchange Commission » SEC dans cette affaire que j’ai décidé de déclencher en courant un risque personnel considérable. » fin de citation

    On connaissait l’attitude hostile des Etats-Unis envers la Russie, la Chine et l’Iran, également le soutien qu’apporte le groupe de réflexion « National Endowment for Democracy » financé par le Congrès américain à l’ancienne cheffe du gouvernement birman Aung San Suu Kyi dans son combat contre les généraux, mais l’Ethiopie ?

    Il semblerait que, par une heureuse coïncidence, l’Ethiopie soit également le nouveau « dada » du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken et l’administratrice de l’« Agence des Etats-Unis pour le développement international » USAID, l’ancienne journaliste Samantha Power.

    Deuxième plus importante nation d’Afrique en termes de sa population, alliée historique de la Chine, située dans une zone hautement stratégique, la corne de l’Afrique, sur le point de régler ses différents avec son voisin l’Erithrée, l’Ethiopie fait partie du projet de la nouvelle Route de la Soie, une épine dans le pied de l’administration américaine.

    L’origine de la concentration du pouvoir médiatique se trouve dans un des préceptes du capitalisme néolibéral, la dérégulation. Fidèle à ses pères spirituels, Milton Friedman et Friedrich Hayek, ainsi que les exécuteurs dociles, le Président défunt Ronald Reagan et la Premier ministre britannique, défunte elle aussi, Margaret Thatcher, le progressiste démocrate William Jefferson Clinton, acheva l’œuvre, dans le domaine de la finance, en abolissant ce qu’on appela le « Glass-Steagall Act » et, dans le domaine de la communication, en remplaçant le « Communications Act de 1934 » par une nouvelle loi, le « Telecommunications Act » de 1996, dérégulant les services et équipements de télécommunication.

    Ce qui est réellement en jeu actuellement, c’est le libre accès à l’information. En effet, avant l’avènement d’internet une claire distinction fut établie par le législateur entre un éditeur et un distributeur d’informations quant aux responsabilités civiles et pénales. Ainsi, un libraire ne pouvait pas être tenu responsable du contenu des livres qu’il mettait en vente, ce qui n’était pas le cas pour l’éditeur d’un journal.

    Dans le cyberespace, une plateforme, telle que « facebook », prend le rôle d’un libraire, à condition, bien-sûr, qu’elle n’intervienne pas dans la rédaction, voir dans la censure du contenu, un état de fait qui n’est manifestement pas respecté actuellement, ce qui anime certains sénateurs américains à envisager, peut-être, à proposer une modification du « United States Communications Decency Act », notamment de l’article 230, qui libère actuellement les plateforme internet de toute responsabilité quant au contenu diffusé.

    Une abrogation de cet article de loi les obligerait à l’auto-censure, ce qui irait dans leur sens et, notamment, celui du législateur, mais ce qui serait la mort de la neutralité de l’internet.

    (1) Pandora Papers: The Trillion Dollar Offshore Shadow Economy Exposed- ICIJ's Fergus Shiel - YouTube
    (2) Omidyar Network grants up to $4.5m to support ICIJ projects - ICIJ
    (3) How tech oligarch Pierre Omidyar funds regime-change networks and partners with CIA cutouts - The Grayzone
    (4) Ebay Founder Pierre Omidyar is Funding a Global Media Information War (mintpressnews.com)
    (5) Are US spies behind Pandora Papers? And shady Facebook 'whistleblower' wants more censorship - YouTube

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  • Le libre marché

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    Expression même de la liberté individuelle, selon ses adeptes, le libre marché, colonne vertébrale de notre système économique, se targue de proscrire toute transaction économique, effectuée sous l’effet de la tromperie et de prise illégale d’intérêt, ainsi que de l’intervention d’un tiers, notamment des pouvoirs publics dans le but de fausser la formation libre des prix. C’est du moins ce que préconisent les manuels scolaires.

    La société américaine « Moderna », anciennement « ModeRNA Therapeutics », une création du fonds de capital-risque « Flagship Pioneering » et son PDG, l’homme d’affaires français Stéphane Bancel, ancien PDG du groupe pharmaceutique français « BioMérieux » (Boston Business Journal), fortune personnelle 4,3 milliards USD (l’Obs), entreprise de biotechnologies, fondée en 2010, à Cambridge dans l’état du Massachusetts, également le domicile de la prestigieuse université privée « Harvard » et le « Massachusetts Institute of Technology » MIT.

    En 2019, celle-ci elle obtint de l’administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments « Food and Drug Administration » FDA une autorisation spéciale provisoire (fast track) de mise sur le marché d’un vaccin expérimental contre le virus SARS-CoV-2.

    « Fast track » est une de cinq procédures accélérées d’autorisation de mise sur le marché rapide d’un nouveau médicament, les autres étant priority review, breakthrough therapy, accelerated approval, regenerative medicine advanced therapy (Wikipédia), procédures en vigueur depuis l’introduction du « FDA Modernization Act » de 1997, conçues pour « faciliter le développement d’un nouveau médicament prometteur pour le traitement d’une maladie mortelle ou en cas d’un besoin non satisfait pour cause d’absence de traitement adéquat ». Tout laboratoire a la possibilité d’en faire la demande, avant ou pendant des essais cliniques. Des procédures similaires ont cours également en Europe, au Japon et au Canada.

    Au mois de mars 2019, neuf mois avant le début de la pandémie du coronavirus, « Moderna » déposa une demande de modification de son brevet 16-368270, dans les tiroirs de l’instance américaine des brevets et marques déposées « US Patent & Trademark Office » depuis 2015, afin d’ajouter à la famille des virus ARN, les « Coronaviridae », cibles de son vaccin, le genre des « Betacoronavirus ».

    « Moderna » justifia sa demande de modification, et par conséquent la demande d’approbation définitive de son brevet original datant de 2015, par « un danger imminent d’une réapparition d’un nouveau virus SARS ou une dissémination virale intentionnelle ». Le document (0011) rend attentif les experts de l’agence au fait que le syndrome de détresse respiratoire SARS avait déjà émergé en Chine en 2002 et s’était répandu par la suite dans d’autres pays avant d’être mis sous contrôle.

    Ce fut donc suite à des craintes d’une réapparition d’un nouveau virus, soit de manière spontanée ou par une dissémination intentionnelle, que la mise en route de la recherche d’un nouveau vaccin fut entamée, neuf mois avant le début de la pandémie, avec la bénédiction de la FDA, en accord avec la procédure accélérée « Fast track ». (Ben Swann ISE Media) (1)

    Le brevet, en attente de validation depuis 2015, fut refusé par l’agence « US Patent & Trademark » au mois de décembre 2019, malgré la demande de modification, pour être tout de même accepté au mois de mai 2020, pour un procédé dont la nouvelle technologie fut en réalité développée entre- temps par des scientifiques du groupement des « institutions, chargées de la recherche médicale et biomédicale » NIH, un organisme public.

    On pourrait donc, par pure hypothèse, soupçonner la « biotech », entre temps domiciliée dans l’état de Delaware, connu par sa clémence fiscale, et l’agence fédérale FDA, subventionnée par ailleurs à hauteur de 45 % par l’industrie pharmaceutique, de délit d’initié, puisqu’apparemment les autorités sanitaires américaines favorisaient à cette époque déjà la technologie vaccinale, ciblant le genre des « Betacoronavirus », et en accordant à la « biotech » la procédure « Fast track », la FDA rendit la dernière également éligible à de juteuses subventions publiques, 2,5 milliards USD selon « New York Times ».

    Au mois de décembre 2019, le NIH, sous la responsabilité du « Département de la Santé et des Services sociaux des Etats Unis » HHS et la firme « Moderna » signèrent un contrat sur le développement d’un nouveau vaccin, utilisant une technologie vaccinale novatrice à base de protéines « Spike » synthétiques.

    S’ajoute au grief, hypothétique, du délit d’initié, celui, hypothétique aussi, d’une possible violation de brevet, car il se trouve également que « Moderna » est en litige avec la société canadienne « Arbutus Biopharma » (sigle ABUS, NASDAQ), spécialisée dans le domaine de l’encapsulation de médicaments ou vaccins dans des liposomes, dans le but de faciliter leur transport à l’intérieur du corps. (Reuters 23.07.2020)

    Dans le registre « optimisation fiscale », et pour conclure, (le peuple suisse a tout récemment accordé à son gouvernement sa bénédiction pour la consolidation du « paradis fiscal suisse » (RFFA 19.05.2019)), on pourrait ajouter le fait que « Moderna » vient de choisir une des bastions de l’industrie pharmaceutique mondiale, la ville suisse de Bâle, taux d’imposition sur les bénéfices des entreprises : 13,04 % selon « Crédit Suisse », comme « hub » de production pour son vaccin en Europe, profitant de la proximité avec son partenaire suisse « Lonza ».

    En guise de remerciement, si l’on puit dire ainsi, le gouvernement suisse a gracieusement commandé d’ores et déjà 4,5 millions de doses, auxquelles s’ajouteront 7 millions de doses pour livraison fin 2022 et une option supplémentaire de 7 millions de doses pour 2023. (Le Temps)


    (1) Ben Swann, journaliste d’investigation américain, travaillant, entre autres, pour FOX News, RT America et ISE Media - News and Entertainment ,adepte de la théorie du complot et sympathisant « anti-vaccin » de droite, selon sa fiche « Wikipédia »

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  • Le labyrinthe de la charité

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    En 1973, le natif de Seattle, William, Henry Gates III, entra à l’Université de Harvard où il choisit un cours préparatoire en droit. Non content de cette option, Il divagua entre les mathématiques et l’informatique par la suite, pour abandonner finalement ses études pour de bon. Le parcours professionnel qui s’ensuivit entrera dans l’histoire.

    Et ce fut, peut-être, en sa qualité de « figure historique », en avance sur son temps, que la radiodiffusion publique allemande, ARD lui offrit, le 12 avril 2020, une tribune de 9 minutes 22 secondes, pour qu’il dévoile au public sa (?) stratégie de gestion de la pandémie du virus SARS-CoV-2. (1)

    Extrait : « En temps normal, le développement d’un nouveau vaccin exige au moins cinq ans de travail en laboratoire. Tout d’abord il faut une preuve irréfutable de son innocuité et de son efficacité avant de pouvoir déployer les capacités industrielles nécessaires pour le produire. Nous (?) nous efforçons actuellement de comprimer ce processus à 18 mois ou moins. Le fait que le développement de la plate-forme RNA (?) prenne actuellement de l’élan et que la production du vaccin se déroulera comme prévu, permet d’espérer une immunisation rapide de toute la population, notamment des personnes âgées. Nous (?) serons donc bientôt en mesure d’administrer au moins une dose de vaccin à 7,5 milliards de personnes ». Fin de citation

    Nous voilà en septembre 2021, en train d’exaucer le vœu du maître de cérémonie.

    Une mise en lumière exhaustive de la « théorie du complot », si tant est qu’elle en soit une, ne peut être réalisée qu’au prix d’un investissement considérable en temps et en effort, et, à condition de disposer des connaissances nécessaires en informatique. En ce qui concerne les sources, elles sont toutes publiques.

    Ce fut un informaticien allemand, soucieux de l’avenir de sa petite fille et qui souhaite garder l’anonymat, qui s’y attela, en entreprenant la tâche titanesque d’analyser pas moins de 7'200 liens internet, reliant 6'500 personnes, organisations gouvernementales et non gouvernementales, ainsi que d’entreprises privées, actives dans le domaine de la santé. Le résultat est un rapport de 169 pages (2) contenant une quantité innombrable de diagrammes, listes et liens internet et dont deux acteurs majeurs se dégagent, la fondation caritative britannique « Wellcome Trust » et la « Fondation Bil & Melinda Gates ».

    Son travail est commenté sur le site internet suisse « uncutnews » par le journaliste allemand Markus Langemann, lauréat du « Deutscher Radiopreis » décerné par la télévision publique ARD et « Norddeutscher Rundfunk » NDR. (3)

    Un premier tableau montre les plus prestigieux centres de formation, bénéficiaires d’aides financières de la part de la « Fondation Bill & Melinda Gates » BMGF :

    Oxford University Oxford GB, Indian Institute of Technology Delhi Inde, Massachusetts Institute of Technology MIT Cambridge USA, University of Toronto Canada, University of Glasgow GB, University of New South Wales Sydney Australie, International Center of Insect Physiology and Ecology Nairobi Kenya, Yale University New Haven USA, Harvard University Cambridge USA, Center for Global Development Washington DC USA, Rockefeller University New York USA, Johns Hopkins University Baltimore USA, Griffith University Brisbane Australie, Princeton University Princeton USA, Royal Veterinary College London GB, University of British Columbia Vancouver Canada, Columbia University New York USA, University of Cape Town Afrique du Sud.

    Dans le même registre, l’éducation et l’information, et, pour compléter le tableau, on pourrait ajouter le fait que, la « Fondation Bill & Melinda Gates » contribue également au financement de l’édition africaine du quotidien français « Le Monde » à hauteur de 4 millions euros. En contrepartie la rédaction s’engage à traiter trois thématiques, liées aux questions du développement de la santé publique une fois par année.

    Le quotidien britannique « The Guardian » de son côté, entretien un partenariat philanthropique avec la fondation à hauteur de 3 millions euros et le quotidien allemand « Der Spiegel » de 2,5 millions euros.

    Dans le top 50 des nations, bénéficiaires de la générosité de la « Fondation Bil & Melinda Gates » BMGF entre 1994 et 2021, figurent, en première, deuxième et troisième position Les Etats-Unis avec 43,5 milliards USD, La Suisse hôte des Nations Unies et ses agences, ainsi que de nombreux ONG avec 13,1 milliards USD et la Grande Bretagne avec 2,9 milliards.

    Les plus importantes organisations bénéficiaires :

    « Gavi, l’alliance pour le vaccin », Genève, une organisation internationale, créé en 2000, dans le but d'assurer aux enfants, vivant dans les pays les plus pauvres du monde, un meilleur accès aux vaccins, 4,95 milliards USD
    L’« Organisation mondiale de la Santé » OMS, Genève, 3,38 milliards USD
    « The Global Fund to fight AIDS, Tuberculosis and Malaria », Genève, 2,99 milliards USD
    « Program for Appropriate Technology in Health » PATH, Seattle, une ONG consacrée au planning familial, la vaccination, ainsi que le combat contre la malnutrition, 2,57 milliards USD
    « University of Washington Foundation Seattle », 1,37 milliards USD
    « The Rotary Foundation of Rotary International », santé et education, 1,28 milliards USD
    « United States Fund for UNICEF», 1,14 milliards USD
    « The Gavi Campaign », 1,13 milliards USD
    « International Bank for Reconstruction and Development», 1,12 milliards USD

    En Suisse, hôte d’un autre bénéficiaire de taille de la Fondation Gates, la fondation à but non-lucratif « World Economic Forum », l’autorité pharmaceutique « Swissmedic », financée, à l’instar de sa grande sœur américaine « Federal Drug and Food Administration » FDA, majoritairement par l’industrie pharmaceutique (Public Eye), entretient une « convention de financement » avec la Fondation Bill & Melinda Gates dans le cadre de laquelle le Département fédéral des affaires étrangères a signé un protocole d’entente, dont le but est « l’amélioration des systèmes de réglementation des pays, confrontés à une pénurie de ressources, notamment l’accès aux produits thérapeutiques. Sont concernés les pays d’Afrique subsaharienne, afin de permettre aux personnes malades de bénéficier le plus rapidement possible des médicaments vitaux de qualité ».

    Le noyau dur, si l’on puit dire ainsi, de ces quelques 6'500 entités identifiées, consiste en un groupe restreint d’une trentaine de personnes, dont le Baron Dr. Peter Piot, directeur de la « London School of Hygiene & Tropical Medicine », président de la « Fondation Roi Baudoin », directeur d’ONUSIDA, président de l’association « International AIDS Society », conseiller spécial de la commissaire européenne, Dr. Ursula Von der Leyen, membre (trustee) de l’organisation à but non-lucratif « Novartis Foundation » consacrée à l’amélioration de la santé des populations à bas revenus, en collaboration avec les autorités locales, partenaire dans le but de « transformer les systèmes de santé pour les rendre plus efficaces », et, accessoirement, « senior fellow » auprès de la « Fondation Bill & Melinda Gates » BMGF.

    Il est également le mari de Heidi Larson, anthropologue, fondatrice et directrice de l’association « The Vaccine Confidence Project» un groupement de lutte contre la « désinformation et les rumeurs » autour de la thématique de la vaccination », organisme subventionné par l’« Organisation mondiale de la santé» OMS, les groupes pharmaceutiques « GlaxoSmithKline » et « Johnson & Johnson», ainsi que par la Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques» EFPIA. Madame Larson est également auteure d’un livre qui porte le titre « Comment les rumeurs autour des vaccins commencent à courir et pourquoi ils ne disparaissent pas »

    Dans un article de presse, paru dans le quotidien allemand « Die Welt » le 13 mai 2020, Dr. Piot déclara que « sans vaccin contre le virus SARS-CoV-2 il n’y aura pas de retour à une vie normale. »

    Ce qui fait vivre un tel enchevêtrement d’interdépendances et conflits d’intérêt ce sont les coteries, comme, pour ne nommer qu’une en guise d’exemple, celle entre le directeur exécutif de la « Fondation Bill & Melinda Gates » Joe Cerrell et Sheryl Sandberg, directrice des opérations du réseau social « facebook » qui siègent tous les deux au conseil d’administration de l’organisation caritative « One Organisation », consacrée à la lutte contre l’extrême pauvreté, organisation dans laquelle siègent également le chanteur irlandais Bono, Bobby Shriver (Kennedy), David Cameron, ancien Premier ministre britannique, Kelly Ayotte ancienne Sénatrice américaine, Lawrence Summers, ancien Secrétaire du trésor des Etats-Unis, dans l’administration du Président Bill Clinton, Mimi Alemayehou (Mastercard) et Morton H. Halperin de la fondation « Open Society Foundations » du milliardaire hongrois George Soros.

    Pour conclure ce « vade-mecum » non-exhaustif, on pourrait ajouter à la liste le Dr. Joachim Sauer, professeur de chimie et mari de la Chancelière Dr. Angela Merkel, qui a si gracieusement offert, au maître de cérémonie, une tribune à la télévision allemande, le 12 avril 2020. Il est membre de la plus ancienne académie des sciences allemande, « Leopoldina », un acteur majeur dans la gestion de la pandémie du virus SARS-Cov-2. Il siège également au comité scientifique de la « Fondation de l’industrie chimique » dont l’objectif est la promotion de jeunes talents scientifiques dans le domaine de la chimie et au « Conseil européen de la recherche », proche de l’industrie pharmaceutique, un organe de l’Union européenne chargée de coordonner les efforts de la recherche entre les Etats membres.

    (1) Bill Gates über Corona-Impfstoff - YouTube (en allemand)
    (2) https://clubderklarenworte.de/dokumente/ 22.9. Exklusiv.Netzwerk-Dokument
    (3) Exklusiv. Dieses Dokument sollten Sie kennen – Das „COVID-Netzwerk“: Eine Analyse – uncut-news.ch (uncutnews.ch) (en allemand)
    (4) Corona-Untersuchungsausschuss – Teil 54 oder 22.3 | Von Jochen Mitschka - apolut.net (en allemand)

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