Le blog de Bruno Hubacher

  • Accolade bipartite

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    C’est dans une atmosphère joviale et détendue que s’est déroulée l’audition de la nouvelle juge au tribunal du dernier ressort, la Cour Suprême des Etats-Unis, Amy Coney Barrett, nommée par le Président Donald Trump.

    Après une accolade chaleureuse entre la sénatrice démocrate Dianne Feinstein (87 ans) et le président républicain du comité judiciaire du Sénat Lindsey Graham, le dernier remercia ses collègues démocrates pour leur « fair-play ». Il faut dire que le Parti démocrate a le mérite de ne pas être rancunier pour un sou, un noble trait de caractère.

    Suite au décès du juge ultraconservateur, Antonin Scalia, au mois de février 2016, une année électorale, le Président Barack Obama, proposa, le 16 mars suivant, son candidat, Merrick Garland, au comité juridique du Sénat. Le dernier, déjà majoritairement républicain à l’époque, refusa formellement toute entrée en matière avant l’élection présidentielle, un fait sans précédent depuis la Guerre de sécession (Wikipedia). Ainsi, le 31 janvier 2017, le nouveau Président, Donald Trump, combla la vacance avec le juge Neil Gorsuch.

    Il est donc fort probable que la jeune juge joindra la majorité ultra conservatrice du collège, six juges sur neuf. Finalement, l'argument de son adhérence au courant « originaliste » (1) n’aura pas pesé lourd face à l’effroi médiatique de façade. Le quatrième pouvoir a fini par se ranger assez rapidement derrière « le choix judicieux » d’une « juriste éloquente et très compétente ». On pourrait argumenter que c’est la condition « sine qua non » pour accéder à un poste d’une telle importance, à moins que, bien-sûr, dans le contexte actuel de la « bouffonnerie politique », ce serait devenu une qualité accessoire.

    « It’s two cheeks of the same arse », dirait George Galloway, le remuant observateur britannique de la vie politique, en parlant de la démocratie bipartite des Etats-Unis, ou, pour citer le regretté humoriste américain George Carlin, « It’s a big club but you ain’t in it ».

    Il se trouve que la nouvelle juge, jeune et plutôt avenante, mère de sept enfants, dont deux adoptés, est connue pour ses attitudes plutôt conservatrices, quant aux enjeux sociétaux controversés, tels que l’avortement, le mariage de couples du même sexe ou la prière à l’école.

    Ce qui est moins mis en avance est son adhésion, entre 2005 et 2006, ainsi qu’entre 2014 et 2017, à l’organisation à but non lucratif et donc non imposable, la « Federalist Society for Law and Public Policy Studies » (2) une des plus influentes organisations juridiques des Etats-Unis, d’obédience « libertaire », non pas dans le sens anarchiste du terme, mais dans le sens objectiviste, dans la veine de la regrettée Ayn Rand et de ses semblables, un courant économicopolitique qu’on appelle aujourd’hui communément le « néolibéralisme ».

    Près de trois quarts des décisions, prises par la Cour Suprême, ont trait à des enjeux économiques, dont le droit du travail, et donc, aux intérêts du capital. Ainsi, on pourrait, dans ce contexte et pour la petite histoire, rappeler une des rares interventions courageuses touchant à ce sujet sensible et tabou de la part d’un sénateur, celle du démocrate Alan Franken, au mois de mars 2017, dans le cadre de l’audition du juge Neil Gorsuch, accessoirement également un éminent membre de la « Federalist Society ».

    Le sénateur eut l’audace d’épingler, et ceci de manière vigoureuse, le vote controversé du dernier dans un litige au sujet d’un licenciement abusif, opposant une compagnie de transport à un de ses employés dans ce qui est devenu le cas emblématique du « frozen truck driver ». Al Gorsuch fut le seul du collège à voter en faveur de la compagnie de transport.

    Il faut dire que le sénateur Franken a payé cher son audace. Il fut accusé par la suite d’harcèlement sexuel et a quitté entre-temps la scène politique.

    Sur les ondes du podcast progressiste « Katie Halper Show », l’activiste politique et journaliste américain, David Sirota, pourtant lui-même une composante « touche-à-tout » du système politico-médatique, car directeur de campagne et rédacteur de discours politiques pour divers candidats du Parti démocrate (Bernie Sanders 2020), mais également affilié à des institutions libérales, telles que le think-tank « Center for American Progress » ou « American Israel Public Affairs Committee » AIPAC, fait cette analogie, sans doute en connaissance de cause, entre l’élection de la juge Barrett et la stratégie, de longue haleine, du Parti républicain d’attirer les votes des travailleurs, notamment les déçus du Parti démocrate, en mettant en avant des enjeux sociétaux controversés au détriment des réels enjeux sociaux, la répartition équitable des richesses produites. Et ça marche, pas seulement aux Etats-Unis.

    A commencer par le scabreux William Jefferson Clinton, le Parti démocrate, de son côté, lui emboîte le pas. Dans le but de s’attirer les faveurs du grand capital, au détriment de son adversaire, le Parti républicain, il commença à courtiser ce qu’on appelle dans la zone anglo-saxonne la « liberal elite », Hollywood, les beaux-arts, les cercles littéraires, les universités, quitte à perdre les votes des travailleurs qui se perdent dans les méandres du populisme républicain.

    Tant que la question de la répartition des richesses produites reste délibérément occultée par les enjeux sociétaux, une solution démocratique des derniers reste sujette au bon vouloir du capital.

    (1) Ce que pour les créationnistes représente la bible, la Constitution des Etats-Unis représente pour les originalistes, une interprétation littérale de la volonté des pères fondateurs.

    (2) Fondée en 1982, la « Federalist Society » est une organisation conservatrice et juridique à but non lucratif dont le siège est à Washington DC. L’association comprend trois départements, étudiants, facultés et avocats (70'000 membres). Elle est présente dans plus de 200 facultés de droit. Des neuf juges à la Cour Suprême, cinq sont des membres actuels ou anciens de l’organisation (Brett Kavanagh, Neil Gorsuch, Clarence Thomas, John Roberts, Samuel Alito, Amy Coney Barrett).

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  • Event 201

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    En matière de lutte contre les pandémies, le « Centre pour la sécurité sanitaire » (1), affilié à l’université privée Johns Hopkins à Baltimore, prône le partenariat public-privé, de préférence privé, un concept, plus connu sous le nom de néolibéralisme, concept qui par ailleurs tente de faire ses preuves depuis les mandatures du regretté Président Ronald Reagan (1981-1989).

    Ainsi c’est à New York que la Directrice-adjointe du centre, Anita Cicero, ouvre, le 18 octobre 2019, un nouvel exercice de gestion de crise « fait maison » sous l’appellation « Event 201 ».

    « En tant que directrice-adjointe du « Johns Hopkins Center for Health Security » et au nom de nos partenaires, le « World Economic Forum » et la « Fondation Bill et Melinda Gates », je vous souhaite la bienvenue à notre exercice de simulation de déclenchement d’une épidémie planétaire « Event 201 ». »

    Dans une introduction à l’exercice, sur son site internet, le centre avertit : « Ces dernières années, le monde a connu un nombre croissant de pandémies, au point que pas moins que 200 incidents sont à déplorer chaque année au niveau mondial. Des experts s’accordent à dire que ce n’est qu’une question de temps que ces épidémies locales deviennent une menace globale. Il est donc crucial d’établir d’ores et déjà une coopération efficace entre les secteurs publics et privés. »

    Il est intéressant de constater que parmi les membres de la cellule de crise « ad hoc » il n’y a aucun membre élu du secteur public. (2) En outre, Il n’est pas moins « intéressant » que, dans une interview, accordée au quotidien allemand « Die Zeit » le 21 septembre 2020, le Président du co-sponsor de l’événement, le « World Economic Forum », Dr. Klaus Schwab, abjure le néolibéralisme, en appelant à une « redéfinition du capitalisme global », un aveu d’échec lourd de sens.

    Il faut dire que les exercices pandémiques sont un peu la marque de fabrique de la « maison Hopkins ». Le plus connu est peut-être l’opération « Dark Winter » entre le 22 et le 23 juin 2001 sur la base militaire « Andrews Air Force » dans le Maryland, concoctée par Dr. « Strangelove » Thomas Ingelsby, à nouveau animateur de la version « Event 201 », mettant en scène une attaque bioterroriste contre la ville d’Oklahoma City par la propagation d’agents pathogènes causant la variole.

    Il faut dire aussi que le « secteur public » fut mieux représenté dans la « cellule de crise » à l’époque. Il y avait au moins le gouverneur de l’Oklahoma, Frank Keating, pour défendre sa capitale, ainsi que d’anciens haut fonctionnaires de la CIA et du Pentagone.

    Davantage que pour la version « Event 201 », les médias furent également bien représentés avec des reporters des chaînes de télévision BBC, NBC et CBS. Pour la presse écrite on remarque la présence de la journaliste Judith Miller du « New York Times », connue pour avoir propagé la rhétorique guerrière du Pentagone lors de l’invasion de l’Iraq en 2003, en ayant diffusé, en 2002, de fausses preuves, suggérant que le gouvernement iraquien détenait des « armes de destruction massive » (WMD), le « casus belli » avancé pour l’invasion, et pour une guerre qui a causé la mort d’un million de civils iraquiens.

    Pourtant un des piliers majeurs du dispositif de 2001, les représentants des médias sont quasiment absents de la cellule de crise de la version « Event 201 ». C’est peut-être qu’en 2019 les médias font déjà partie des opérations « in-house » des multinationales.

    Ce qui fut, peut-être, en 2001, en l’absence d’un ennemi à abattre, une opération marketing du Pentagone et du complexe militaro-industriel l’est peut-être, en l’an 2019, pour le complexe pharmaco-industriel.



    (1) Le « Johns Hopkins Center for Health Security » est une ONG, affiliée à l’école « Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health » à Baltimore (Maryland), partie intégrante de « l’Université Johns Hopkins », et création, en 1916, de la Fondation Rockefeller dont elle doit une partie de son nom actuel au milliardaire et ancien maire de New York, Michael Bloomberg et à sa généreuse contribution de 2,9 milliards USD.


    (2) Membres de la cellule de crise « Event 201 »

    Professeur Dr. Thomas Ingelsby, Directeur du « Centre pour la sécurité sanitaire » de l’école « Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health ».

    Dr. Latoya Abbott, responsable du département « santé au travail » du groupe hôtelier « Marriott International »

    Sofia Borges, responsable du bureau new yorkais de l’ONG « UN Foundation », lancée en 1998 grâce à un don du milliardaire Ted Turner, fondateur de la chaîne de télévision CNN, d’un milliard USD

    Bradford Connett, Président de l’entreprise américaine « Henry Schein Inc. », un des plus importants fournisseurs de dispositifs et prestations médicales planétaires

    Dr. Christopher Alias, Président du département « Global Development Divison » de la « Fondation Bill & Melinda Gates »

    Dr. Timothy Grant Evans, Directeur à l’Université McGill à Montréal, ancien Directeur du département « Santé & Nutrition » de la Banque Mondiale

    Dr. George Gao, Directeur-général du « Centre chinois de contrôle et de prévention de maladies infectieuses », une agence de santé public du gouvernement chinois, le pendant chinois des CDC américains

    Dr. Avril Haines, conseillère juridique au « Conseil de sécurité nationale » dans l’administration Obama, ancienne Directrice-adjointe des services de renseignements CIA

    Jane Halton, membre du conseil d’administration de la Banque ANZ Bank (Australia and New Zealand Banking Group)

    Matthew Harrington, Directeur général du groupe de communication « Edelmann », spécialisé dans la promotion et protection de marques déposées (« We must depoliticize health » edelmann.com)

    Martin Knuchel, Directeur du département « Urgences & continuité » du groupe « Lufthansa »

    Eduardo Martinez, Directeur des opérations « Diversité & inclusion » et « Philanthropie et engagement social de la main d’oeuvre » du groupe américain « United Parcel Service » UPS

    Stephen Redd, Directeur-adjoint de la section « Santé publique » des agences fédérales de santé publique « Centers for Disease Control and Prevention » CDC

    Hasti Taghi, Directrice des ressources humaines « NBCUniversal Media » une filiale de « Comcast » le premier câblo-opérateur américain

    Adrian Thomas, Vice-président du département « Santé publique globale » du groupe pharmaceutique américain « Johnson & Johnson »

    Lavan Thiru, responsable du bureau new-yorkais de « l’Autorité monétaire de Singapore »

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  • Mockingbird, de qui se moque-t-on ?

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    « Je suis arrivé, en février 2014, en tant que Sous-secrétaire d’Etat aux affaires publiques dans l’administration du Président Barack Obama, après avoir été un journaliste et éditeur du magazine TIME pendant sept ans. En ma qualité de journaliste je considérais qu’il était de mon devoir de façonner l’image des Etats-Unis à travers le monde. Je me voyais comme une sorte de directeur de marketing pour la marque USA. » (Richard Stengel)

    « Mockingbird » est le nom donné à une opération d’infiltration des médias de l’agence de renseignements américaine la plus connue, la CIA, à l‘issue de la Deuxième guerre mondiale, dans le but de maitriser l’opinion publique.

    Le premier pion sur l’échiquier de l’agence fut Philip Graham, éditeur du « Washington Post », mari de « Catherine la Grande », pas de Russie, mais de « Watergate ». La collaboration perdure d’ailleurs à ce jour, puisque son nouveau propriétaire, Jeffrey Bezos, a conclu un contrat de stockage informatique (cloud computing) avec la firme de Langley, pour 600 millions USD.

    « Vous savez », expliqua un agent, impliqué dans le projet, à Philip Graham, « il est plus facile d’obtenir les services d’un journaliste que ceux d’une call-girl, quelques centaines de dollars par mois suffisent, » au point que dès le début des années 1950 l’agence disposait d’un réseau de plus de 400 taupes à travers le spectre médiatique américain, dans des maisons aussi prestigieuses que le New York Times, Newsweek, Time Magazine, CBS, ABC, Associated Press, Reuters, et tant d’autres.

    En 1953, Allen Dulles, nouveau directeur de l’agence et ancien ambassadeur à Berne, plaque tournante des services de renseignements pendant la guerre, se chargea de l’opération et mit les bouchées doubles en étendant les activités de l’opération aux milieux culturels, dans le but d’y insérer subrepticement la « bonne parole », anti-communiste de préférence. De grands noms purent être gagnés pour la cause, John Ford, John Wayne, Howard Hughes, Cecil B. DeMille, Darryl Zanuck.

    Ainsi, le film d’animation « Animal Farm », sorti en 1954, basé sur la nouvelle du même nom de l’écrivain britannique, Eric Blair, alias George Orwell, fut entièrement financé par la CIA. Connaissant les sensibilités politiques de l’auteur, cela semble assez cocasse comme entreprise, d’autant plus que l’œuvre est en réalité un pamphlet contre le totalitarisme per se, fusse-t-il staliniste ou capitaliste.

    Insatisfaite de continuer à prêcher à des convertis, l’agence se mit également à courtiser la gauche du spectre politique, fatiguée du stalinisme, en organisant des conférences, concerts et autres expositions avant-gardistes, financés copieusement via des organisations philanthropiques telles que les fondations Rockefeller, Ford et d’autres. (Investigaction)

    Une des activités, qui fait d’ailleurs ses preuves jusqu’à ce jour, consistait en la publication d’articles et d’essais biaisés, dans des médias choisis, ainsi que de livres, tout en commandant simultanément des éditoriaux élogieux auprès de leurs contractants. (Udo Ulfkotte)

    Suite à l’éclatement de l’affaire « Watergate », le Congrès américain mandata, en 1975, le sénateur démocrate Frank Church de l’Idaho, de former une commission d’enquête dans le but d’éclaircir le rôle du FBI et de la CIA dans l’espionnage, à la demande du Président Richard Nixon, du quartier général du Parti démocrate. Un des volets de l’enquête, à côté de ceux traitant des coups d’état et assassinats politiques divers et variés dans le monde, concernait justement l’infiltration des médias par l’agence.

    En cette année 2020, l’Allemagne vient de célébrer à nouveau, pour la trentième fois, le « Jour de l’unité allemande », marquant la fin de la Guerre froide, et, implicitement la fin du communisme. On a le sentiment toutefois, que, particulièrement cette année, une certaine lassitude se répand dans la population, une lente prise de conscience d’avoir été bernée depuis trente ans, par le narratif post-communiste d’une part et par le rôle, joué par les médias dans sa diffusion.

    Une récente étude suisse de l’Office fédéral de la communication (OFCOM) démontre que 34% des jeunes entre 15 et 29 ans s’informent via les réseaux sociaux (45% dans la partie francophone de la Suisse), davantage que la radio (21%), les médias d’information en ligne (18%), la presse écrite (16%) et la télévision (11%).

    Une prise de conscience s’imposerait donc dans les milieux journalistiques. Eh bien non. A l’instar de la lutte anticommuniste on lance la bouée de sauvetage « fact checking », « Décodex » par le Monde, « CheckNews » par Libération, « Les Pinocchios de l’Obs » par l’Obs, « Le scan politique » par « Le Figaro », « Le vrai du faux » par Franceinfo, « Fake off » par 20minutes ou encore « Info ou intox » par France 24.

    En Allemagne, cette « prise de conscience journalistique » s’appelle « Correctiv » une organisation à but non lucrative, fondée et dirigée par le journaliste David Schraven, (TIME magazine, Die Welt, Die Zeit, Süddeutsche Zeitung), financée par la « Fondation Brost » de l’éditrice et milliardaire Anneliese Brost (WAZ Mediengruppe), décédée en 2010., une des figures féminines majeures du paysage médiatique allemand, à côté de Friede Springer, qui vient d’ailleurs de céder son empire « Axel Springer » à son protégé Mathias Doepfner pour 1 milliard euros, et Liz Mohn, Présidente du groupe « Bertelsmann ».

    Une récente interview du sémillant journaliste, accordée au média online « Planet-Interview », dans le contexte de la gestion de la pandémie du coronavirus par le gouvernement allemand, révèle le fond de sa pensée, au sujet de la « populace inculte » qui n’est pas de son avis et autres travers.

    « En ces temps de coronavirus nous sommes littéralement débordés à devoir combattre des thèses complotistes de sectes illuminées d’opposants aux vaccins, de hippies de « New Age » ou de cuisiniers végétaliens. » fin de citation

    « Planet-Interview » : « Etant donné que l’acceptation des mesures sanitaires du gouvernement allemand est élevée dans la population, ne pensez-vous pas que l’influence des « fake news » est exagérée ? » Schraven : « Bien au contraire, il s’agit là de campagnes de désinformation ciblées d’opposants à la vaccination, diffusées par des illuminés de l’Homéopathie à ceux, propagées par la propagande russe « RT » au sujet de la dangerosité de la « 5G » dont on sait pertinemment que les ondes sont totalement inoffensives. » encore fin de citation

    « Planet-Interview » : « Vous est « fact checker » agrées de « facebook ». Est-ce que cela vous permet, dans une certaine mesure de contrer les « fake news » ? » Schraven : « En effet, « facebook » nous donne la possibilité de mettre en évidence de telles désinformations. » fin de citation

    On pourrait ajouter à ce sujet qu’au niveau mondial il y a une cinquantaine d’organisations qui participent au programme « third party fact checking » de facebook dont, en Allemagne, à part l’ONG « Correctiv », l’agence « DPA » (Deutsche Presse-Agentur), contre rémunération, cela va sans dire.

    « Planet-Interview » : « Certains critiques des mesures sanitaires exigent une confrontation publique entre les voix du gouvernement, le virologue Christian Drosten, et ses critiques, le professeur Dr. Sucharit Bhakdi et le médecin Dr. Wolfgang Wodarg (ancien soutien à « Correctiv », actuellement un fervent critique pour avoir été sciemment diffamé par le dernier selon sa propre déclaration ndlr). » Schraven : « Dr. Bhakdi raconte des balivernes. Je considère une telle confrontation comme une perte de temps, juste parce que deux idiots avancent des vérités qui sont contestées par la majorité des scientifiques » fin de citation http://www.planet-interview.de/interviews/david-schraven/51884/

    Quant aux activités de la CIA, on apprend que la dernière aurait mandaté un agent de sécurité espagnol, au service du milliardaire américain Sheldon Adelson, soutien du Président Donald Trump, pour infiltrer l’ambassade équatorienne à Londres dans le but d’espionner les faits et gestes de l’ennemi public no 1, Julian Assange, ainsi que de tous ses visiteurs, dont des avocats, personnalités publiques et de nombreux journalistes. Mais, de ce côté-là, silence radio.

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