Le blog de Bruno Hubacher - Page 3

  • Marche forcée vers la pensée unique

    Imprimer

    L’institut d’études politiques de Paris, « Sciences Po » pour les initiés, est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel. Y sont enseignées de nombreuses matières des sciences sociales dites « sciences molles », mais également le droit, la finance, la comptabilité, le management, la gestion des ressources humaines, la communication, le marketing, le journalisme, l’urbanisme et l’environnement, des matières dont certaines paraissent indispensables, pour le bon fonctionnement d’une démocratie éclairée.

    L’anarchiste et libertaire français, Sébastien Faure (1858-1942), disait ceci au sujet de « l’école traditionnelle » : « Je la considère comme l’instrument de reproduction des structures sociales de domination et d’exploitation et un appareil de résignation où le rôle social des élèves leur est assigné. L’enfant n’appartient ni à Dieu, ni à l’Etat, ni à sa famille, mais à lui-même. »

    Dès la rentrée scolaire, au printemps 2020, le programme de la prestigieuse institution publique parisienne, « Sciences Po », sera enrichi d’un nouveau cursus qui aura comme objet d’étude « l’ascension personnelle et politique du huitième président de la Vème République, Emmanuel Macron lui-même. » La page d’accueil du site internet de « Sciences Po » Paris précise qu’il s’agit « d’un cours « hautement interactif » qui « encouragera au maximum la participation des étudiants en leur offrant une variété de rôles et de tâches. » (Le Nouvel Obs)

    Les élèves passeront en revue les jeunes années du prodige et « jaugeront les défis politiques auquel il fait face (et fera encore). Ils évalueront la probabilité du succès de son mandat présidentiel et de sa réélection. Parmi les lectures obligatoires on relève l’ouvrage « Révolution » par Emmanuel Macron lui-même, paru en 2016, « Macron par Macron », un livre d’entretiens, paru en 2017, ainsi qu’une compilation de discours et,« last but not least », « Macron, un président philosophe » de l’éditorialiste de France Culture, Brice Couturier (Le Nouvel Obs), passé du « maoïsme » au « social-libéralisme » teinture néolibérale, livre ovationné à sa sortie en 2017, dans un éditorial du journal « Libération », le quotidien du peuple, de son rédacteur en chef, Laurent Joffrin. On remarquera au passage que le journalisme fait partie des matières enseignées à « Sciences Po ».

    A l’instar de l’auteur, Brice Couturier, Laurent Joffrin se posait déjà la question en 2017 dans son éditorial, un texte dégoulinant de pathos : « Sommes-nous gouvernés par un philosophe ? » Pardi !

    « Président manager, président Jupiter, président Bonaparte, président gaullien » ou plutôt « président technocrate, banquier, américain, président des riches, président des jeunes, président des vieux, président start-upper, président européen », tout-en-un. Décidément, Monsieur Joffrin n’y va pas avec le dos de la cuillère.

    Mais, si, « L’homme d’état a bénéficié d’une réelle formation philosophique ». « Il a étudié « en même-temps » s’il vous plaît » et tenez-vous bien, Karl Marx, tout en rédigeant un mémoire sur Hegel » sur les textes duquel il a longuement médité, « et ce qui lui a permis de mûrir sa pensée ».

    Ainsi, le « dynamiteur du paysage politique français » estime que « l’exécution du roi en 1793 laisse vide une place symbolique que le président élu doit occuper. L’idée d’une présidence impérieuse ne provient pas seulement d’une volonté de se démarquer de ses deux prédécesseurs. Elle est le fruit d’une réflexion historique plus profonde ». Parole de scout.

    Et pour Laurent Joffrin de présager que « Il ne s’agit pas seulement de marketing politique ou de culture managériale à l’anglo-saxonne. Qu’on l‘approuve ou qu’on le conteste, il y a derrière l’image lisse du jeune réformateur une réflexion qui va plus loin qu’une simple opération de communication. » On s’en serait douté.

    Quoi qu’il en soit, la direction de « Sciences Po » Paris insiste sur la nature facultative des cours « Macron ». Nous voilà rassurés, pour la pluralité de l’enseignement national autant que pour la liberté de parole.

    Gardien de temple du libéralisme économique, la Suisse, ou plus précisément son système éducatif, a emprunté quelques réflexions sur l’éducation en général, et la formation professionnelle en particulier, à un extrémiste de gauche, l’anarchiste russe, Michel Bakounine, un habitué de ce pays, car fondateur en 1872 à St-Imier dans le Jura bernois, un des fiefs de l’horlogerie suisse, l’« Internationale anti-autoritaire », marquant la scission entre « marxistes » et « anarchistes » au sein de l’« Association internationale des travailleurs ».

    Au sujet de l’enseignement, Bakounine disait ceci : « Une instruction intégrale doit être la même pour tous, accordant une place nécessaire à « l’enseignement industriel » ou pratique, à côté de l’enseignement scientifique ou théorique. » Dans ce pays, la Suisse, cela s’appelle l’éducation duale ou l’apprentissage professionnelle, 63% des diplômes décernés (Le Temps), dont les matières « Histoire » et « Instruction civique » font partie intégrante du programme scolaire.

    A part l’enseignement universitaire, destiné à une élite qui se perpétue, l’enseignement d’une culture générale et civique, associé à la formation professionnelle, serait peut-être une piste pour le bon fonctionnement d’une démocratie, française, en l’occurrence.

    Lien permanent 5 commentaires
  • La table ronde qui tourne en rond

    Imprimer

    Le groupe de réflexion « Business Roundtable », ou « table ronde des affaires » pour les non-initiés, est une association des 200 dirigeants des plus grandes entreprises américaines, crée en 1972, dont l’objectif principal vise la dérégulation de l’économie par les pouvoirs publics.

    A coup de pots de vin et autres « contributions » il est, entre autres, à l’origine de l’échec d’un projet de loi anti-trust en 1972, de la création d’une agence de protection des consommateurs en 1977 par le malheureux candidat à la présidentielle du parti des « Verts », Ralph Nader, de l’édulcoration du « Humphrey Hawkins Full Employment Act » une législation keynésienne de l’emploi et de la production, du blocage, en 1977, de la réforme du droit du travail, initiée par le principal regroupement syndical des Etats-Unis de l’époque, AFL-CIO « American Federation of Laour » et « Congress of Industrial Organisations », regroupant, à l’époque, 11 millions de travailleurs, de la première salve de réductions d’impôt sur les sociétés, lancée par le président Ronald Reagan en 1985, du renoncement de la « Securities and Exchange Commission » SEC en 1986 à de nouvelles règles concernant les fusions et acquisitions d’entreprises. La liste est longue.

    Le 19 août dernier, l’association publie, sur son site internet www.businessroundtable.org un document sous le titre « Redéfinition du rôle de l’entreprise dans une économie au service de tous les américains », signé par 181 dirigeants « engagés à œuvrer pour le bien de l’ensemble des parties prenantes dans une entreprise, clients, employés, fournisseurs, communautés, actionnaires ». Dans cet ordre précis s’il vous plaît.

    « Le rêve américain n’est pas mort, un peu amoché tout au plus peut-être », remarque Jamie Dimon, PDG de la banque « JPMorgan Chase » et président de la « table ronde. (40% des américains sont incapables de faire face à une dépense inattendue de 500 USD ndlr) En outre, Mr. chairman constate que « les plus importants employeurs du pays investissent dans le bien-être de leur personnel et ses communautés, car ils reconnaissent que c’est la seule façon d’avoir du succès à long terme. Ces nouveaux principes, modernisés autant qu’inébranlables, sont considérés par la communauté des affaires comme indispensables pour la réussite d’une société. »

    Mr. Dimon a la mémoire courte. Aidons-le !

    Lors de la crise financière de 2008, dite crise des « subprimes », le gouvernement américain autorise un programme de rachat de titres toxiques des banques américaines au bord de la faillite, d’une somme de 700 Milliards USD, nommé TARP (Troubled Asset Relief Programme) réduit à 475 Milliards USD en 2010 par le Congrès, remboursé entre temps grâce à la complicité de la « Réserve Fédérale » et sa planche à billets, une bombe à retardement qui nous (pré)-occupe à ce jour.

    En outre, JPMorgan Chase, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo, Goldman Sachs et Morgan Stanley ont obtenu de la Réserve Fédérale, entre 2008 et 2009, des crédits-relais à taux préférentiels atteignant des pics de 500 Milliards USD.

    JPMorgan Chase ayant été en moins mauvaise posture que la majorité de ses concurrents, tout en bénéficiant à hauteur de 25 Milliards USD du programme « TARP » et d’un arrangement spécial concernant les engagements avec l’assureur boiteux AIG, le gouvernement a cru bon de sucrer encore un peu plus la reprise in extremis de la maison de courtage « Bear Sterns » par le géant bancaire, gracieusement consenti par celui-ci, en injectant au préalable la somme de 30 Milliards USD en rachetant des avoirs toxiques, tout en fournissant, après coup, une aide supplémentaire de USD 30 Milliards lors du rachat.

    Tout plaisantin qu’il est, Jamie Dimon, déclare devant le comité bancaire du Sénat que le Secrétaire au trésor de l’époque Henry Paulson l’aurait forcé d’accepter tout cet argent. En réalité sa banque n’en avait pas besoin.

    De toute évidence la soudaine touche d’altruisme de la part du banquier, en cette année 2019, cache mal un manque d’inspiration certain. Voici quelques pistes.

    La septième entreprise espagnole « Corporation Mondragon » est une coopérative gérée par ses 74'000 employés, qui génère un chiffre d’affaires annuel de 12 Milliards EUR. Le salaire moyen des cadres d’entreprise s’y élève à 4'000 EUR par mois et celui de l’ouvrier moyen à 2'000 EUR.

    Une coopérative est « la combinaison d’un regroupement de personnes et d’une entreprise, fondée sur la participation économique des membres en capital et en personnes et ses valeurs et principes sont définis par l’« Alliance coopérative internationale », la voix du mouvement coopératif auprès de l’ONU et de l’OIT « Organisation internationale du travail » : adhésion volontaire et ouverte à tous, pouvoir démocratique exercé par les membres, participation économique des membres, autonomie et indépendance, éducation formation et information, coopération entre les coopératives, engagement envers la communauté.

    En Suisse, le marché de la grande distribution alimentaire est régi par un duopole de deux coopératives, détenu par ses 2 millions de membres et consommateurs pour l’un et 2,5 millions pour l’autre, ce qui n’est pas négligeable pour un pays qui compte 8 millions d’habitants.

    Dans une société du type capitaliste le poids d’un vote correspond à la participation financière proportionnelle dans l’entreprise sous forme d’actions, tandis que dans une coopérative, un vote correspond à une personne, active dans l’entreprise ou consommateur.

    L’économie d’une des régions les plus prospères d’Italie, voire d’Europe, la région d’Emilie-Romagne, population 4,4 millions d’habitants, est gérée à plus de 30% par des coopératives.

    Depuis l’introduction d’une loi datant de 1985, la « Lex Marcora », le législateur italien favorise la création de coopératives à travers le subventionnement de deux fondations publiques, « Foncooper » pour la promotion et le développement de tous types de coopératives, et la CFI « Compagnia Finanziaria Industraile » qui soutient des employés, licenciés en raison d’une restructuration ou une délocalisation, dans la création d’une coopérative.

    En outre, la loi autorise la mise en gage partielle des prestations de chômage futures, jusqu’à trois ans, pour un crédit d’entreprise, complémentaire à celui octroyé par la fondation publique. Les nouveaux propriétaires bénéficiant également d’une assistance publique de savoir-faire technique. 3% du revenu annuel de toutes les coopératives italiennes sont versés à un fond mutuel destiné à financer de nouveaux projets.

    Entre 2007 et 2013 le taux de survie des entreprises italiennes atteignait 48,3%, après trois ans d’existence. Ce même taux s’élevait à 87,16% pour les entreprises, rachetées par les travailleurs. (International Cooperative Alliance).

    L’état italien n’a pas bonne presse à Bruxelles. Il va donc sans dire que la « Commission » ne voit pas d’un bon oeuil cette « intervention publique déloyale », susceptible de fausser la concurrence « libre et non faussée ». D’après les dernières nouvelles elle tolère toutefois. Pour l’instant.

    Mais qui sait. Peut-être le revirement altruiste de l’élite américaine poussera les commissaires à une introspection.

    Lien permanent 0 commentaire
  • L’externalisation de la misère

    Imprimer

    Depuis bientôt une année les chambres parlementaires suisses tentent d’élaborer une contre-proposition à l’initiative populaire dite « Multinationales responsables ». Un bel oxymore ! Quoi qu’il en soit, on n’est pas sorti de l’auberge.

    Contraire aux usages, et contre toute attente, c’est la ministre de la justice, la bourgeoise Karin-Keller Sutter, qui intervient dans les débats, non en tant que force de proposition, mais en tant qu’empêcheuse de tourner en rond, avec un projet dont elle peut être à peu près sûre qu’il sera refusé par le comité d’initiative, l’autorégulation, un concept bien connu du public après cinquante ans de règne sans partage de la doctrine économique du néolibéralisme. Au moins elle pourra compter sur le soutient du collège exécutif, bien à droite lui aussi.

    Une possible consultation populaire est donc envisageable, mais ce n’est malheureusement pas un gage de réussite, car le peuple suisse, à l’instar de ses voisins, continue à subir la lobotomie médiatique de la « fabrique du consentement » comme l’attestent les précédents refus d’initiatives populaires, destinées pourtant à améliorer le sort du plus grand nombre par la redistribution démocratique des richesses produites.

    On pense à l’acceptation par le peuple, 66 % de oui, taux d’abstention 63 %, de la réforme de l’imposition des entreprises qui perpétue le statut international de la Suisse comme paradis fiscal, tout en offrant aux entreprises suisses un cadeau fiscal disproportionné, au détriment des finances et services publics. On pense à l’acceptation de la proposition de notre ministre socialiste de la santé publique de créer des postes de détectives dans le but de débusquer les fraudeurs à l’aide sociale, 64% de oui. On pense à l’initiative dite « Fair food » qui voulait imposer un contrôle plus sévère des importations alimentaires, en tenant compte des critères sociaux et environnementaux en vigueur dans les pays d’origine, refusée par 68 % des votants. On salue au passage les récentes marches pour le climat avec leurs pancartes et ballons. On pense aux nombreux refus allant de la création d’une caisse maladie publique jusqu’à l’inscription dans la loi d’un salaire minimum indexé.

    Il faut bien dire que l’histoire suisse est une succession d’arrangements subtiles et finalement fort avantageux, conclus avec les puissances européennes, aux bénéfices pécuniers certains, tout en garantissant l’indépendance du joug dictatorial des monarchies, indépendance accordée formellement une première fois par les royaumes européens, exsangues après trente ans de guerre, avec les « Traités de Westphalie » en 1648.

    La livraison par l’aristocratie suisse de chair à canon à la Grande Armée a contribué à légitimer cette indépendance, ainsi que les miettes pour le peuple, jusqu’au Congrès de Vienne en 1814, après une nouvelle dévastation de l’Europe par Napoléon Bonaparte, avec la création de la Suisse moderne.

    Actuellement les luttes pour le pouvoir ne se disputent plus sur le terrain militaire, du moins pas dans nos contrés, mais sur le terrain économique. Ce sont dorénavant les multinationales dont l’establishment suisse cherche à attirer la sympathie, par une imposition clémente et une confiance aveugle mais intéressée.

    Ainsi, la Suisse est devenue peu à peu le terrain de jeu du grand capital, dont la plèbe a eu le privilège de les ramasser une fois de plus, les miettes. Car, contrairement à la doxa, la prospérité de ce pays ne s’est pas faite grâce au grand capital mais grâce aux contre-pouvoirs sociaux qui ont su le contenir. En mettant son bulletin dans l’urne le peuple l’oublie bien trop souvent.

    Il n’est donc pas étonnant que depuis la victoire écrasante de la droite bourgeoise, lors des dernières élections parlementaires du mois d’octobre 2015, celle-ci se montre particulièrement bienveillante à l’égard des désidératas des multinationales établies sur sol suisse, comme le démontre l’activisme débordant de notre ministre de la justice, avec la bénédiction du souverain qui a pris l’habitude de voter contre ses propres intérêts.

    Que veut l’initiative pour des multinationales responsables ? Elle veut inscrire dans la loi tous les engagements non contraignants déjà pris par la Suisse, notamment dans le cadre des « Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’hommes », adoptés en 2011 par l’organe intergouvernemental principal des Nations Unies en la matière le « Conseil des droits de l’hommes des Nations unies » dont le siège est à Genève.

    Parmi les 1'500 entreprises potentiellement concernées, les petites et moyennes entreprises, à 90 % responsables de la santé économique de ce pays n’étant pas concernées, sauf exception, on trouve, cela va sans dire, l’inévitable prédateur «Glencore », représentatif pour le secteur du négoce de matières premières, dont la capitale mondiale est Genève (25% de part de marché), le « bébé » du défunt homme d’affaires belgo-américain aux multiples passeports (Bolivie, Israel, Espagne), Marcell David Reich, alias Marc Rich, mort à Lucerne en 2013, condamné par la justice américaine pour fraude, extorsion de fonds, délits d’initiés et violation d’embargo avec l’Iran, gracié par l’ancien président Bill Clinton en 2001, pendant les dernières heures de son mandat, en remerciement pour les généreuses contributions au Parti démocrate.

    La société «Glencore », est l’archétype de l’effet dévastateur du concept de l’autorégulation, proclamée haut et fort par notre ministre de la justice, sur l’environnement et le niveau de vie dans ce qu’on appelle communément le tiers monde. L’externalisation de la misère.

    La liste des griefs à l’encontre des multinationales implantées sur sol suisse est longue, comme témoignent les rapports de l’ONG suisse « Public Eye », anciennement « Déclaration de Berne », traitement de cancer pour CHF 370'000 proposé par Novartis, export de pesticides interdits en Suisse par Syngenta, essais cliniques douteux au Méxique et en Ukraine par Novartis et Roche, banqueroute du Mozambique grâce au Crédit Suisse, incitation de la jeunesse africaine au Tabac par Philip Morris (Suisse) et Japan Tobacco (Suisse), soupçon de corruption du plus important négociant privé de pétrole, le kazakh Vito, basé à Genève.

    Grâce à la mainmise intégrale sur la chaîne production, financement, extraction, raffinement commercialisation, «Glencore », le précurseur de l’emballement du secteur du négoce en Suisse, contrôle actuellement 50% du marché mondial du cuivre, 60% du zinc, 38 % de l’aluminium, 28 % du charbon, 45 % du plomb, 3% du pétrole et presque 10% de la production mondiale de blé (chiffres de 2011).

    Le secteur bancaire, 6,7% du BIP et 2,7% du total des salariés suisses, a contribué, grâce à la dérégulation, à l’essor du secteur du négoce. Le secteur de la finance représente actuellement, à l’échelle mondiale, 3,5 fois le poids de l’économie réelle, or en 1980, avant la dérégulation, ce même ratio s’élevait à 2.

    Mise à part le sens économique de la spéculation financière, la question de la durabilité de la croissance du libre-échange reste posée

    Lien permanent 7 commentaires