16/01/2018

Le contrôle de l’information, dernier bastion à prendre

L’audiovisuel public est actuellement l’objet de toutes les convoitises. Le contrôle de l’information, jadis le privilège des régimes communistes est devenu le rêve humide de tout
Néolibéral qui se respecte. Décidément, la diffusion de la bonne parole par la « Pravda » est une tradition qui ne se perd pas.

Ainsi, les jeunes libéraux suisses, fraîchement diplômés des « business schools » et autres facultés des sciences économiques, comme celle de St. Gall, « number one » pour son « Master of management » selon le « Financial Times », pour lesquelles sciences économiques rime avec néolibéralisme ou pas du tout, ont réussi à convoquer le peuple suisse devant les urnes le 4 mars prochain, pour se prononcer sur l’abolition de la redevance de réception obligatoire de la radio et télévision publique suisse dans le but de « favoriser la concurrence, libre et non faussée, entre les médias afin de garantir leur pluralité ». Financée à 75% par cette même redevance, celle-ci mettrait, en cas de oui, tout simplement la clé sous le paillasson. Même leurs ainés du parti PLR trouvent les jeunes loups un peu trop pressés. Ne sentant pas actuellement le peuple suisse prêt pour un autre « hold-up » du service public, ils préfèrent recommander le refus de l’initiative.

La SSR (Société suisse de radiodiffusion et télévision) reçoit des pouvoirs publics chaque année, sous forme de redevance, la somme de 1,37 mia CHF, ce qui représente 75% de son budget, le reste est financé par la publicité et autres revenus. Cela lui permet de proposer des programmes sur 7 chaînes de télévision et 17 stations de radio nationales dont 40% du contenu représente l’information. 20% est consacré au divertissement, 20% au sport, la musique et la jeunesse et 20% à la culture et à la formation. En outre, chaque année 34 stations de radio et chaînes de télévision locales privées reçoivent la somme de 67 mio CHF sous forme de subventions de la part de leur grande sœur.

Mis sous pression par l’agenda politique Gilles Marchand, le directeur de la SSR, monte au créneau en commençant par mettre de l’eau dans son vin. Il se dit « conscient qu’il sera toujours plus compliqué d’imposer une redevance contrainte aux futures générations « pay per view », plus enclines à ne payer que ce qu’elle consomme.» Le service public à la carte, l’objectif primaire des libéraux. Monsieur Marchand n’y est pas du tout et tombe du coup tout droit dans le panneau des initiants. Il serait tout à fait imaginable de lier la somme de la redevance à la capacité contributive des citoyens. En voilà une proposition qui pourrait séduire l’électeur.

La contrainte de la cotisation obligatoire n’est qu’un subterfuge qui détourne du vrai sujet, celui de l’indépendance politique d’un média citoyen. Et celle-ci, contrairement à d’autres pays comme la France et la Grande Bretagne, est garantie par le système politique suisse. Contrairement à ce qu’avance la droite réactionnaire à qui veut l’entendre, les médias ne sont pas d’office de gauche. Comme si cela voulait encore dire quelque chose par les temps qui courent.

Le prétexte financier est également avancé par le pape des médias suisses, l’infatigable Roger Schawinski, casseur de monopole, ennemi juré de l’audiovisuel public, émetteur pirate des premières heures et fondateur de la première radio privée de suisse en 1979, « Radio 24 » et la première télévision privée en 1994, « TéléZüri ». Il préconise une redevance à CHF 300.00 « qui sauverait les meubles ». Dans son livre, écrit à la hâte, en vue de la votation prochaine, il vole tout de même au secours de son ancien ennemi et, à nouveau, employeur depuis 2011 en dénonçant une initiative « très peu suisse » dont l’acceptation « changerait ce pays plus profondément que n’importe quelle autre votation précédente (Le Temps) », ce qui n’est pas faux.

La position de monopole de l’audiovisuel public suisse des années 80, les années rebelles du jeune Roger Schawinski, n’a plus rien avoir avec le paysage médiatique de 2017. Il est vrai qu’à l’époque l’audiovisuel public défendait son pré carré bec et ongle, sans doute au détriment de la pluralité. Actuellement, pluralité de médias il y a, mais pas pluralité de contenu.

Le paysage médiatique suisse actuel est dominé par trois puissants groupes qui se partagent le gâteau, le groupe « Tamedia », le groupe « NZZ » et le groupe « Ringier Axel Springer » (le géant allemand). Flairant la juteuse affaire de la diffusion de la bonne parole, le milliardaire Christophe Blocher, ancien Conseiller fédéral, entre également en brèche en achetant d’un seul coup, en plus de son outil de propagande la « Weltwoche » et la « Basler Zeitung », 25 journaux régionaux qui, contrairement aux grands titres nationaux, sont lus, et lus par des gens qu’il s’agit de convaincre encore.

Dans ce contexte, le groupe « Tamedia », sans doute par soucis d’efficacité, vient de décider la centralisation des rédactions de tous ses titres dans le but de diffuser un contenu uniforme depuis une seule plateforme, une sorte de « Pravda » helvétique.

Dans ce contexte l’existence d’un média public indépendant, en tandem avec la neutralité de l’internet, l’autre objet de toutes les convoitises, prend toute son importance.

08:15 Écrit par Bruno Hubacher | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

03/12/2017

Bonnes nouvelles de la tour d’ivoire

Les économistes de la vénérable « Organisation de coopération et de développement économique » OCDE ont mis le champagne au frais. L’économie mondiale progresserait à son rythme le plus élevé depuis 2010.

Ainsi, la tour d’ivoire annonce que « le PIB mondial (produit intérieur brut) augmenterait de 3,6% en 2017 et 3,7% en 2018 et les moteurs de la reprise se seraient rallumés un à un. Le commerce mondial aurait redémarré. Les carnets de commandes des entreprises se rempliraient et l’investissement repartirait. Les créations d’emplois accéléreraient et les indicateurs de confiance élevés se traduiraient en dépense de consommation de plus en plus robustes (Le Monde) ». Tout est relatif, dirait Einstein. Après la crise de 2008 probablement un feu de paille. Mais bon, ce n’est pas le sujet.

Crée en 1948 sur les débris de la deuxième guerre mondiale et issue du plan Marshall, cette opération de sauvetage américaine d’une Europe dévastée, l’« Organisation européenne de coopération économique » est devenue, en 1961, l’OCDE d’aujourd’hui, une organisation qui compte 35 pays membres, tout en excluant le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (BRIC).
Le plan Marshall fut d’ailleurs âprement critiqué à l’époque par d’éminents économistes d’obédience libérale tels que l’autrichien Ludwig von Mises, maître à penser de Friedrich Hayek, lui-même inspirateur de la regrettée Lady Thatcher. Mises mit en garde contre le fait que « le subventionnement de l‘Europe par les Etats-Unis empêcherait des réformes nécessaires telles que l’arrêt de la planification centralisée et la restauration du libre marché. » Comme quoi.

Pour revenir à la notion de croissance, si chère à l’oracle de Paris, elle fut sans doute la préoccupation majeure de la reconstruction de l’Europe, et l’économie de l’offre, une évidence. En 2017 toutefois il ne s’agit plus de reconstruire mais de redistribuer. En consultant toutefois les objectifs du « think tank » on devine le think du tank.

Son objectif principal est, selon Wikipedia, « d’encourager la libéralisation économique au travers du libre-échange et la concurrence pour favoriser l’innovation et les gains de productivité. Pour lutter contre le chômage, l’OCDE recommande notamment la flexibilisation du marché du travail ».

En bonne donneuse de leçon la vénérable institution émet néanmoins quelques mises en garde. Elle rappelle notamment les « décideurs » à leur devoir et les incite « à accélérer l’investissement et à améliorer la productivité pour augmenter les salaires réels, dans le but de rendre la croissance plus inclusive. » (Le Monde) En langage néolibéral cela s’appelle l’autorégulation. Un vœu pieux et la quadrature du cercle pour ceux qui suivent les recommandations de l’oracle parisien à la lettre.

En outre, il, l’oracle donc, trouve l’amélioration sur le front de l’emploi « inégale » car elle cacherait « la multiplication d’emplois de mauvaises qualité, (En Allemagne on les appelle « mini jobs ndlr) « les salaires, plus spécialement ceux du bas de l’échelle (Les emplois qualifiés sont désormais touchés au même titre ndlr) progresseraient très modestement dans la plupart des grandes économies, une anémie qui durerait depuis une décennie ». (Dans certains pays, comme les Etats-Unis et l’Angleterre, elle dure depuis bien plus qu’une décennie ndlr) « et alimenterait le mécontentement populaire ». C’est fait ! En tout cas, l’entrée de l’extrême droite au parlement allemand soutient la thèse.

Dans son rapport l’OCDE dénonce « le poids démesuré de la dette des ménages et des entreprises », ainsi que « l’euphorie boursière qui ne reflète pas la reprise et constitue un facteur de fragilité. » Ben voyons. Et, si les deux facteurs étaient liés. Les « décideurs » qui vident les entreprises de leur substance en distribuant des dividendes plutôt que d’investir, des actionnaires qui eux investissent en bourse plutôt que de consommer, ainsi que les ménages lambdas qui consomment à crédit, parce que les salaires sont trop bas.

Les états étant endettés à leur tour on se demande où se trouvent les créanciers, car au niveau mondial il devrait y avoir également un créancier pour chaque créance. L’argent ne se volatilise pas comme ça. Il se pourrait toutefois que l’OCDE se serve des statistiques fiscales, ce qui expliquerait ceci.

Quoi qu’il en soit, Catherine Mann, économiste en chef « incite les gouvernements à profiter de la fenêtre de tire offerte par l’embellie conjoncturelle pour mettre le cap sur les réformes » et il faut dire que certains ne s’en privent pas.
Loin de se limiter aux seuls recommandations économiques, l’organisation émet également des avis dans d’autres domaines, sociétaux, de gouvernance, de finances publiques, d’innovation et de durabilité, ce qui l’amène à se heurter à ses propres contradictions en s’essayant à la quadrature du cercle.

Elle recommande notamment à la Suisse, pourtant premier de classe en matière de libéralisme économique, de « réduire ses aides à l’agriculture, réduire les restrictions liées aux échanges de biens et de services, notamment de produits agricoles et de terminer les négociations de libre-échange avec l’Asie et les pays d’Amérique Latine et, simultanément, elle déplore « une péjoration de la qualité de l’eau et la mise en danger de la biodiversité due à une agriculture intensive et l’utilisation excessive de pesticides.» Elle conseille « d’améliorer l’efficience des dépenses publiques (les réduire) ce qui permettrait de libérer les ressources pour financer des mesures (lesquelles ?) destinées à renforcer la croissance (encore et toujours la croissance) et à la rendre plus inclusive (augmenter les salaires ?). » En outre elle souhaite voir « le renforcement de la présence capitalistique du secteur privé et de lever les obstacles à l’entrée dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications et des transports (privatisations).

La Suisse est probablement un des seuls pays au monde dans lequel le capitalisme fonctionne encore pour le bien du plus grand nombre et ceci pour deux raisons. Nous disposons d’un secteur public efficace et nous avons ajouté au partage du pouvoir politique et le principe des « checks and balances », la démocratie directe, ce qui nous a amené la stabilité et, last but not least, la paix du travail. De nombreux populistes et autres apprentis sorciers se sont cassés les dents sur ce système. Tempi passati ?

En tous cas, depuis quelque temps, plus précisément depuis le glissement à droite du parlement en 2015, la Suisse prend davantage à cœur les recommandations de l’OCDE et les velléités du capitalisme sauvage. Moins d’état. Quelques exemples. Le nombre de suisses, incapables de payer leurs cotisations obligatoire de caisse maladie a quadruplé depuis 2014, 307'000 enfants sont touchés ou menacés de pauvreté, plus d’une personne sur cinq ne peut pas faire face à une dépense imprévue de plus de CHF 2'500.00. Selon la fondation « Caritas » 30% de la population court un risque de glisser dans la pauvreté Par ailleurs, le canton de Fribourg vient de décider d’augmenter les taxes universitaires de 35%, un canton loin d’être dans le besoin avec une fortune nette qui dépasse le milliard.

Pourtant, avec une fortune moyenne de quelque 528'000 CHF les suisses sont les êtres les plus riches sur la planète. En moyenne, car la concentration des fortunes est également la plus élevée au monde. Avec la tête dans le four et les pieds au congélateur, en moyenne, les suisses vont bien. Pas que les suisses.

13:13 Écrit par Bruno Hubacher | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

15/11/2017

Des aveux tardifs

Après « What happened » le récit d’une amnésique, voilà « Hacks » les confessions d’une repentie. La présidente ad interim du Parti Démocrate américain, 28 juillet 2016 au 25 février 2017, Donna Brazile, publie à son tour son livre choc, et elle n’y va pas avec le dos de la cuillère. Le psychodrame de la descente aux enfers du Parti Démocrate américain suit son cours, malgré les récentes victoires à la Pyrrhus en Virginie et New Jersey.

Retour en arrière. En plein milieu de la campagne des primaires, le 24 juillet 2016, l’ancienne présidente du DNC (Democratic National Committee) Debbie Wasserman Schultz se voit soudainement contrainte de démissionner de son poste, suite à la révélation par l’organisation non gouvernementale Wikileaks d’une série d’emails (20'000), suggérant une violation flagrante du devoir de réserve de la part de la présidente.

En effet il s’était avéré que Mrs. Wasserman, une ardente supportrice de la candidate Clinton, s’était adonnée à un lobbying intense auprès les puissants « super délégués », au détriment de l’autre candidat, le sénateur du Vermont, Bernie Sanders. Les super délégués ou « super delegates », des sénateurs et des gouverneurs, sélectionnés par le comité, ne sont pas soumis au choix des militants mais peuvent choisir librement leur candidat.

Non contente de faire de la propagande en faveur du camp Clinton, elle s’était lancée dans une véritable campagne de dénigrement dirigée contre le candidat progressiste, comme l’attestent les fameux e-mails entre membres du DNC, rendus publics par Wikileaks. On pouvait y lire, entre autre, que le directeur des communications Luis Miranda, également démissionnaire dans l’affaire, suggérait la publication ciblée d’articles de presse présentant Sanders sous un jour défavorable. Un de ces articles, paru dans le New York Times le 17 mai 2016, prétendait entre autre que des supporteurs du camp Sanders auraient cassé des chaises lors d’une convention au Nevada et attaqué physiquement la présidente de la convention Roberta Lange, ce que les nombreuses vidéos publiées sur « youtube » démentirent. Un autre stratagème, proposé par le directeur financier du parti, consistait à suggérer que le sénateur serait athée, ce qui serait sans doute mal accepté par les électeurs baptistes des états du sud, qui préféreraient, à la limite, un juif , mais certainement pas un athée.

Le 28 juillet 2016, c’est donc Donna Brazile, directrice de campagne d’Al-Gore en 2000, qui prend le règne du parti, un parti au bord de la faillite, comme elle devait le constater rapidement.

En effet, la campagne présidentielle du candidat Barack Obama de 2012 l’avait laissé avec une ardoise de 24 mio USD dont 15 mio USD en prêts bancaires et 9 mio en factures ouvertes en faveur de divers prestataires, ardoise ensuite généreusement épongée par la candidate Clinton, à un déficit de 2 mio USD près, et à certaines conditions, cela va sans dire. Conditions stipulées dans un commun accord entre Hillary Clinton et le DNC en août 2015, quatre mois après l’annonce de sa candidature et trois mois après celle de Bernie Sanders.

En échange de ce soutien financier généreux la candidate Clinton obtint le contrôle total sur les finances du parti, la collecte de fonds, le recrutement, la nomination du directeur de la communication etc. Une fois l’ardoise épongée, elle prit grand soin de garder le parti sous assistance respiratoire tout en l’approvisionnant du juste nécessaire pour lui permettre de faire face aux dépenses mensuelles et d’assurer sa survie.

La débâcle du Parti Démocrate ne date cependant pas de 2016. En 2008, l’espoir de toute une génération, le sénateur Barack Obama, semblait vouloir amener un changement du mode de financement de la vie politique à travers son concept novateur des petites contributions via internet et sa campagne « grassroot », « Obama for America ». Une fois élu toutefois, les bonnes résolutions furent vite oubliées. Le président prit grand soin de marginaliser son organisation, jusqu’à lui interdire tout activisme, dans le souci de ne pas contrarier les démocrates conservateurs (blue dog democrats) et leur puissants donateurs. (The Intercept)

Une preuve que le président se moquait éperdument de son parti agonisant fut la nomination, en 2010, de la présidente Debbie Wasserman Schultz qui, par ailleurs, il détestait copieusement, mais qu’il avait laissé en place tout de même pendant six ans L’incompétence de la dernière et le manque de soutien de la part du président ont fait le reste.

Soudainement, en 2016 Obama commençait à s’intéresser à nouveau aux siens, en plaçant à la présidence du DNC son ancien secrétaire au travail, le malléable Tom Perez, contre le candidat progressiste Keith Ellison, soutenu par Bernie Sanders. (The Intercept)

Sous le règne Clinton, le parti était devenu par ailleurs une sorte de blanchisseuse d’argent, contournant la limite maximale des donations en faveur d’un candidat à un mandat politique, fixée à USD 2'700.00 par individu par la FEC (Federal Election Commission). Cette limite est toutefois beaucoup plus élevée pour des dons en faveur des partis politiques et leurs sections. Celui qui avait donc épuisé son quota en faveur de la candidate Clinton pouvait faire une contribution, plus généreuse, en faveur du parti dans son état, cumulant à volonté sa mise.

En temps normal, une importante partie de ces fonds aurait été retenue par les sections régionales en vue de la campagne présidentielle, une fois un candidat élu. Vu l’accord Clinton en vigueur, 99% de ces donations prirent le chemin direction le QG de la campagne Clinton à New York dans le quartier de Brooklyn.

Curieusement c’est précisément à Brooklyn, au mois d’avril, juste avant les élections primaires newyorkaises où le « New York City Board of Elections » avait supprimé, illégalement, comme vient de le constater le Département de Justice, les noms de 120’000 électeurs, New York où le sénateur Sanders disposait d’une des bases de supporteurs les plus importantes.

Sans doute, la fondation Clinton, une œuvre caritative, est restée totalement à l’écart de la vie politique d’Hillary Clinton, danger de conflit d’intérêt oblige. On se demande d’autant plus quelle mouche a piqué le Parti Républicain américain d’ouvrir une enquête parlementaire à l’encontre de l’ancien président Barack Obama et sa décision, en 2013, sans doute fort du soutien de sa Secrétaire d’Etat (21.01.2009 - 01.02.2013), d’approuver la vente du groupe minier canadien Uranium One à Rosatom, l’agence fédérale de l’énergie atomique russe. Peut-être parce que cette transaction donne aux russes l’accès à 20% des réserves américaines d’uranium. http://bhubacher.blog.tdg.ch/archive/2016/05/08/la-fondation-clinton-la-charite-et-l-uranium-kazakh-276004.html

Interrogés sur les révélations de Mrs. Brazile, l’establishment démocrate se cache derrière son petit doigt. Debbie Wasserman Schultz trouve qu’il y a des « problèmes plus urgents à régler », le directeur de campagne d’Hilary Clinton, Robby Mook ne s’intéresse pas « à ces événements du passé et préfère se tourner vers l’avenir », Nancy Pelosi, ancienne présidente démocrate de la chambre des représentants pense qu’il faut « se concentrer sur ce qui est vraiment important pour notre pays, tel que les élections de mi-mandat, se tourner vers l’avenir, et que, de toute façon, elle n’était pas impliquée dans le processus des élections primaires ». Chuck Schumer, chef des démocrates au sénat, « n’a pas suivi les événements de 2016 et n’a pas lu le livre de Donna Brazile ».

Si ce cas éclatant de corruption n’avait pas empêché l’élection d’un candidat, Bernie Sanders, capable de gagner les élections présidentielles, face à un adversaire qui est maintenant le président le plus dangereux que le monde ait connu à ce jour, on pourrait se contenter de simplement regretter ces événements.

Ce détachement des partis politiques de leurs électeurs on peut le constater également en Europe. Il est le prélude de leur inévitable dissolution. Ce qui viendra après, on ne le sait pas encore avec précision.

19:11 Écrit par Bruno Hubacher | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |