29/04/2018

Après l’Afghanistan, l’Iraq, la Libye, la Syrie, à qui le tour ?

Un président français en manque de reconnaissance, mais avide de faire partie des grands de ce monde, une premier ministre britannique aux abois, poussée dans ses retranchements par une opposition de plus en plus sûre d’elle sont tous les deux disposés à suivre un président américain, acculé lui aussi sur tous les fronts, dans une opération punitive à l’encontre d’un président syrien, certes peu fréquentable, mais politiquement plutôt à l’aise.

Elle paraissait terrorisée, cette jeune koweïtienne du nom de Nayirah, témoignant devant une commission du congrès américain le 14 octobre 1990.

De retour d’un voyage dans son pays natal, le Koweït, avec sa mère, visitant sa sœur qui venait d’accoucher d’un bébé prématuré dans un hôpital de Kuwait City, en larmes, Nayirah raconte. Elle aurait vu, de ces propres yeux, lors d’une de ses visites chez sa sœur, des soldats irakiens « entrer dans l’hôpital avec leurs armes et tirer les nouveau-nés de leurs couveuses pour les laisser mourir sur le sol froid. » Ils auraient également « vidé les supermarchés de nourriture, les pharmacies de médicaments, les usines de matériel médical. Ils auraient cambriolé les maisons et torturé ses voisins et amis. » Elle continue son récit déchirant sous les yeux ébahis des sénateurs. « J’ai vu un de mes amis après avoir été torturé par les irakiens. Il a 22 ans, mais on aurait dit un vieillard. Les irakiens lui auraient plongé la tête dans un bassin jusqu’à ce qu’il soit presque noyé. » (Le « waterboarding » est une pratique courante de la CIA ndlr) « Ils lui ont arraché les ongles et lui ont fait subir des chocs électriques sur les parties sensibles de son corps. » (également une pratique de l’agence ndlr)

Dans le but de protéger la jeune femme de possibles représailles, les autorités américaines avaient préféré ne pas divulguer son identité. Avant cette intervention citoyenne, l’opinion publique américaine en faveur d’une invasion du Koweït était d’environ 50%. Pas assez. Dire que ce témoignage ait fait pencher la balance en faveur de l’opération « Desert Storm », est un euphémisme.

Seulement, deux ans plus tard, en 1992, le film documentaire « To sell a war », mis en scène par Martin Gregory et diffusé par la chaîne de télévision canadienne CBC, jette une autre lumière sur ce témoignage bouleversant. Le documentaire décrit les efforts, entrepris par l’association « Citizens for a free Kuwait », financée par le gouvernement koweitien et soutenu par le gouvernement américain dans le but de gagner l’opinion publique américaine en faveur d’une intervention militaire.

L’organisation s’était offert les services de la prestigieuse agence de communication newyorkaise « Hill & Knowlton Strategies » qui, entre autre, avait « coaché » la jeune Nayirah pour son intervention devant le congrès américain. Il s’était avéré par la suite qu’elle n’était pas une simple citoyenne koweïtienne, mais la fille de l’ambassadeur koweïtien à Washington, Saud Nair Al Sabah. Et son histoire des couveuses ? De la pure fiction ! Lee Strasberg n’aurait pas fait mieux.

La raison qui avait poussé Saddam Hussein, à occuper le territoire de son voisin, fut la même qui est à l’origine de toutes les guerres, sans exception, l’argent et le pouvoir qui va avec. En effet, presque 20 ans de guerre avec son ennemi juré, l’Iran, avaient laissé les finances iraquiennes à sec, malgré de confortables réserves de pétrole. Fidèle à la pensée de l’actuel président américain qui disait à propos de l’Iraq, avant son accession au pouvoir, devant un parterre de membres de la CIA : « Nous avions tort de quitter l’Iraq sans nous avoir servir du pactole (les réserves pétrolières) au préalable. », Saddam Hussein s’était servi, à sa manière.

L’opération « Desert Storm » avait coûté la vie à 135'000 civils irakiens. Les 13 ans de sanctions économiques, imposées par les Nations Unies, entre août 1990 et mai 2003, avaient causé un autre million de morts, imputable au manque d’approvisionnent médical et alimentaire.

Au mois de janvier 2003, un sondage CBS révélait que 63% des américains préféraient une solution diplomatique au nouveau conflit iraquien plutôt qu’une intervention militaire et 62% des interrogés craignaient une augmentation des actes terroristes à l’égard de cibles américaines en cas de représailles militaires.

Grâce à l’inestimable collaboration de la presse américaine toutefois, notamment du prestigieux « New York Times » et les chaînes de télévision privées qui avaient fait de la deuxième guerre du Golfe un spectacle télévisé, ainsi que l’intervention inoubliable du secrétaire d’Etat Colin Powell devant l’assemblée générale de l’ONU, agitant sa fameuse éprouvette, rien ne s’opposait plus à la mise en œuvre de l’opération « Liberté iraquienne », terme emprunté du vocabulaire orwellien du « newspeak », la guerre c’est la paix..

Entre temps il y eu la Libye, bien sûr, et son dictateur aussi peu fréquentable que son pendant iraquien, et dont la manière peu orthodoxe de traiter son peuple fut davantage connu du grand public depuis que la volonté de le déloger se manifesta dans les chancelleries des grandes puissances. L’opinion publique, préparée par la diffusion des atrocités usuelles, se rangea rapidement derrière la pensée unique.

On pourrait mentionner le dictateur égyptien Hosni Mubarak, remplacé, après un intermezzo islamiste, par un autre dictateur, Fatah al-Sissi, non moins sanguinaire, mais apprécié par les chancelleries des puissances qui comptent, ou croient compter, comme la France, et salué comme facteur de stabilité dans une région instable. Pour l’instant du moins.

On pourrait mentionner les conflits de l’ex « République Fédérative Socialiste de Yougoslavie » entre 1991 et 2001 et la fine connaissance de l’OTAN des enjeux, ethniques, religieux et politiques de l’ancienne dictature communiste. Mais cela mènerait trop loin.

Pour revenir en Syrie et les attaques présumées à l’arme chimique par le dictateur Bachar el-Assad contre la population civile, elle sont devenus un argument de choc que le Pentagone sort de temps à autre de son placard si cela lui sert, comme actuellement alors que les Etats-Unis perdent gentiment la main dans la région en faveur de la Russie.

Le 21 août 2013 plusieurs roquettes, chargées de gaz sarin, un gaz neurotoxique incolore, inodore et volatil, s’abattent sur la Ghoutta, un quartier de Damas, contrôlé par le Front al Nosra, une ancienne branche du groupe terroriste Al Quaeda, opposé au régime syrien, tuant un millier de civils.

Dans un rapport, publié par le MIT « Massachusetts Institute of Technology », celui-ci conclut qu’« il est peu probable que ces roquettes, contenant du gaz sarin, aient été tirées depuis les positions de l’armée syrienne », contredisant ainsi la version officielle du gouvernement américain et son Secrétaire d’Etat de l’époque, John Kerry.

Le 4 avril 2017 rebelote. Une nouvelle attaque au gaz sarin par des avions de chasse du régime syrien aurait eu lieu dans une zone, contrôlée par les rebelles du « Front al-Nosra » dans la ville de Khan Shaykhun. A peine 24 heures après l’attaque, Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne condamne « un acte hideux dont le régime de Bachar el-Assad porte l’entière responsabilité » et l’armée américaine tire 59 missiles contre une base militaire syrienne en guise de représailles, intervention que les médias américains « in corpore » saluent chaudement. Ainsi, pour l’occasion, le commentateur vedette Brian Williams ose travestir les paroles d’une chanson de Leonard Cohen sur MSNBC « I’m guided by the beauty of our weapons ».

Il se trouve que le président Trump, selon les dires de son propre entourage, avait pris le soin d’avertir le gouvernement russe au préalable, ce qui aurait permis au régime syrien de retirer à temps son personnel de la base militaire attaquée (ABC News / Keith Olberman) et, pour ajouter à la confusion, l’armée américaine lâchait, simultanément, « la mère des bombes » sur le quartier général d’Al Quaeda en Afghanistan, l’ancienne direction du « Front al-Nosra ».

A nouveau, comme en 2013, le « Massachusetts Institute of Technology » arrive à ses propres conclusions qui ne diffèrent guère de celles de la première attaque sur Damas. En effet, Theodore Postol, professeur en science, technologie et sécurité internationale à l’institut critique sévèrement le rapport des services de renseignements américains, le taxant de fallacieux et mensonger. Il réfute catégoriquement la thèse d’une attaque aérienne.

En outre, sur des vidéos amateurs, utilisés comme matériel de preuve par le Pentagone, du personnel médical manipule des corps sans aucune protection, or le gaz sarin est hautement toxique. (Jimmy Dore)

Quoi qu'il en soit, le général James Mattis, secrétaire à la défense américaine déclare au magazine « Newsweek » le 8 février 2018 : « Il n’y a aucune preuve que le régime de Bachar el-Assad ait perpétré des attaques à l’arme chimique contre sa population, ni en 2013, ni en 2017. » S’il y a quelqu’un qui devrait le savoir, c’est bien lui.

Mais l’attaque chimique du 6 avril 2018 dans la ville de Douma est l’œuvre du régime de Bachar el-Assad, promis juré. En tout cas les médias continuent à croire aux bombardements humanitaires. Seulement dans ces cas précis, ce sont plutôt des considérations géopolitiques et financières qui sont en jeu, une fois de plus.

Il se trouve que la Syrie occupe une place stratégique pour l’export de gaz et de pétrole en provenance du Moyen Orient vers l’Europe. En 2009, le président Bachar el-Assad dévoile sa « stratégie des quatre mers » (Mer Noire, Mer Caspienne, Golfe Persique et la Méditerranée) lors d’un forum en Turquie, faisant de la Syrie un centre de transit du pétrole et du gaz en provenance du Moyen Orient. Il vend sa trouvaille à tous les pays qui pourraient être intéressées, l’Arabie Saoudite, la Turquie, l’Iran, l’Iraq et le Qatar (reportage A2 du 18.02.2016)

La même année, le Qatar propose un gazoduc, traversant l’Arabie Saoudite, la Jordanie, en passant par la Turquie, aboutissant en Syrie, pour alimenter les 500 mio de consommateurs de l’Union Européenne. En même temps surgit un autre projet, la « Iran Islamic Gaz Pipeline » partant de l’Iran, traversant l’Iraq, mais contournant la Turquie, et aboutissant tout droit dans le port syrien de Latakia.

En juillet 2011, la Syrie choisit ce dernier projet avec l’Iran, ce qui pour la Turquie voisine et le régime de Recep Tayyip Erdogan représente un immense manque à gagner. L’Arabie Saoudite et le Qatar n’apprécient pas non plus cette option, car le nouveau gazoduc concurrencerait leurs propres ressources en faveur de celle de l’Iran.

Egalement en 2011 débute en Syrie ce qu’on appelle communément le « Printemps Arabe », des manifestations pacifiques contre les régimes autoritaires, dans ce cas celui de Bachar el-Assad, manifestations qui dégénèrent rapidement en guerre civile. Une opposition armées se forme contre le régime, opposition qui au cours de la même année 2011 voit son soutient financier et militaire, notamment de la part du Qatar et l’Arabie Saoudite, augmenter de façon significative.

Simultanément, en guise de compensation pour la concurrence de « la version islamique » un contrat gazier est également signé entre la Syrie et la Russie. Une compagnie pétrolière russe obtient le droit d’explorer les fonds marin au large de la côte syrienne où d’immenses réserves de gaz naturel sont soupçonnées, en Méditerrannée orientale, entre la Chypre, l’Egypte, Israël et le Liban. Compensation pour la concurrence, parce que la Russie vend 70% de sa production gazière à l’Union Européenne.

En 2015 on découvre également du pétrole sur le plateau du Golan, zone occupée par l’état hébreu depuis 1967. S’il s’avère qu’il y a du pétrole, la situation risque de devenir encore plus explosive qu’elle ne l’est déjà, car les frontières d’Israël dans cette région sont vigoureusement contestés de tous parts.

Etant donné que le capitalisme version néolibérale n’a pas jugé utile, en quarante ans de « carte blanche », d’investir dans le développement des ressources énergétiques renouvelables, les champs pétrolifères continueront à servir de champs de bataille des conflits futurs.

10:58 Écrit par Bruno Hubacher | Lien permanent | Commentaires (17) | | | |

Commentaires

C'est trop compliqué pour le commun des mortels et il y a trop d'éléments contradictoires pour se faire une idée.
Comment est-il possible que personne ne soit en mesure d'envisager l'assassinat de Bachar El Assad ? Un seul homme semble faire la pluie et le beau temps. On envoie des missiles partout et ce sont des centaines de milliers de civils qui perdent la vie. N'y en a-t-il pas un qui puisse tomber sur la résidence de cet homme qui se fout de son peuple et qui s'accroche à son pouvoir ?

Écrit par : Pierre Jenni | 16/04/2018

"d’un président syrien, certes peu fréquentable"
Pourquoi peu fréquentable?

Écrit par : Damiel | 16/04/2018

""d’un président syrien, certes peu fréquentable"
Pourquoi peu fréquentable?"

Ahhhhhhh! Parce qu'avoir + de 600'000 morts de Syriens, dont des femmes, enfants et personnes âgées, censés être son peuple, sur les bras, ferait de ce boucher un président fréquentable!?

Bruno Hubacher s'est demandé par sa réponse si vous étiez sérieux! Mais il comprendrait mieux s'il allait se promener sur la Voix de la Russie!

Écrit par : Patoucha | 18/04/2018

"Comment est-il possible que personne ne soit en mesure d'envisager l'assassinat de Bachar El Assad ?"
Resterait-il un seul chef d'Etat à l'abri des tentatives d'assassinat dans le monde si on exigeait qu'ils soient tous "fréquentables" pour tous?
Celui de la Suisse, peut-être, qui change tellement rapidement que personne ne le connaît et qu'on aurait pas le temps de préparer son meurtre.

Écrit par : Mère-Grand | 17/04/2018

Evidemment, vu sous cet angle...
Je pensais à un être désespéré qui a vu sa famille disparaitre sous les decombles de sa maison et qui n'aurait plus rien à perdre.

Écrit par : Pierre Jenni | 19/04/2018

Monsieur Hubacher,

Auriez-vous la gentillesse de répondre à ma question qui n'est pas rhétorique?

http://theduran.com/syria-assad-rips-western-chemical-attack-charges/

Écrit par : Daniel | 18/04/2018

je ne suis pas sûr d'avoir compris votre question. Pouvez vous préciser?

Écrit par : Bruno Hubacher | 18/04/2018

Avec plaisir: pourquoi ou en quoi le président de la Syrie est-il "peu fréquentable" selon vous?

Par avance je vous remercie de votre réponse.

Écrit par : Daniel | 18/04/2018

Défenseur des droit démocratiques et la liberté de la presse, je suis plus que critique evers toute autre régime politique, surtout celle de la dictature. Vous conviendrez que la Syrie n'est ni un pays démocratique ni un pays qui garantie la liberté de la presse. Un dictateur est un personnage qui se fout de l'avis de la majorité. Bachar al-Assad est certes tributaire d'un système représsif, reprit de son père, mais, à l'instar de Mohammed VI du Maroc, n'a pas eu le courage d'en faire table rase. Dommage.

Écrit par : Bruno Hubacher | 19/04/2018

Monsieur Hubacher,

J'apprécie beaucoup vos chroniques qui vont à l'encontre de ce que débite une presse corrompue. Mais je pense aussi qu'il faut replacer les événements dans leur contexte.

"Défenseur des droit démocratiques et la liberté de la presse, je suis plus que critique evers toute autre régime politique, surtout celle de la dictature."

Ca ne mange pas de pain. De grands principes. Hors sol. Maintenant dites-moi quel pays est démocratique et quel pays a la liberté de la presse? Aucun à mon humble avis. Car la "liberté de la presse" comme vous dites est utilisée pour mentir et vous-même dans cette chronique avez mentionné plusieurs de ces mensonges et pas des moindre puisqu'ils ont débouché sur des guerres. Or il ne peut y avoir de démocratie quand une population est abreuvée de mensonges. Vous en conviendrez. Comme vous conviendrez évidemment que la Syrie n'est pas une exception parmi les Etats de notre planète. Vous écrivez:
"Au mois de janvier 2003, un sondage CBS révélait que 63% des américains préféraient une solution diplomatique au nouveau conflit iraquien plutôt qu’une intervention militaire"
Mais je ne lis nulle part dans votre article les termes de "dictateur américain". Un oubli? On dirait que "dictateur" est un qualificatif sous votre plume exclusivement mérité par des arabes. Sans doute la paille et la poutre.

"Un dictateur est un personnage qui se fout de l'avis de la majorité."
Comme tous les dirigeants occidentaux. Comme la France après 2005. Je suppose que vous connaissez la déclaration de Wesley Clark. Cela signifie que tous les dirigeants américains sont des dictateurs. Comme les dirigeants français et britanniques. Donc Macron est un dictateur, May aussi et Trump bien sûr.

Maintenant avez-vous la preuve que le président syrien n'a pas l'appui de la majorité de son peuple? Je pense que non. Il défend son pays face à une agression venue de l'étranger. Et malgré vos observations critiques sur les mensonges fabriqués pour justifier la diabolisation du président syrien, vous marchez comme en quarante et rejoignez la presse corrompue dans la condamnation unilatérale du président de la Syrie. Pourrais-je vous faire remarquer que le gouvernement de la Syrie est bien le seul dans la région à défendre avec l'appui de ses alliés les chrétiens de Syrie (la plus ancienne église chrétienne au monde) et les autres minorités? Contre les hordes terroristes armées et financées par des "chrétiens", par Israël, l'Arabie et le Qatar. Vous en conviendrez aussi. Au cas où cette information vous aurait échappée, voici ceux qui sont soutenus par les soi-disantes "démocraties":

https://fr.sputniknews.com/international/201804191036031068-syrie-douma-prisonniers-jaych-islam/

Enfin, une personne qui renvoie sa médaille de la légion d'honneur accompagnée des motifs de ce renvoi, me semble très fréquentable.

https://fr.sputniknews.com/international/201804201036032621-assad-legion-honneur-france/

Cordialement,
Daniel

PS: "Un dictateur est un personnage qui se fout de l'avis de la majorité."
Comme le conseil fédéral qui se fout du vote d'un certain 9 février... Merci pour la démonstration.

PS2: Pour moi, il n'y a de DEMOCRATIE que politique ET économique. Tout le reste n'est que littérature et enfumage de première.

PS3:
"Egalement en 2011 débute en Syrie ce qu’on appelle communément le « Printemps Arabe », des manifestations pacifiques contre les régimes autoritaires, dans ce cas celui de Bachar el-Assad, manifestations qui dégénèrent rapidement en guerre civile."
Pourquoi colporter encore cette fiction des "printemps arabes"? Il semblerait que vous ignorez la déclaration de Wesley Clark (voir lien ci-dessous). Et vous rapportez un mensonge quand vous parlez de "manifestations pacifiques" et de "guerre civile" puisque les manifestations n'ont pas été "pacifiques" (tout comme à Kiev selon le même schéma) et qu'une guerre fomentée par et depuis l'étranger n'est pas "civile".

https://www.youtube.com/watch?v=zuvV8-82LPQ

Vous noterez que cette vidéo date de 2007. Bien avant toutes les agressions criminelles contre la plupart des pays mentionnés.

PS4: "liberté de la presse": c'est amusant de mentionner cette "liberté" quand tous les principaux médias - ceux qui font et défont l'opinion - sans dans les mains de milliardaires. Je vour recommande la relecture de "1984".

Écrit par : Daniel | 20/04/2018

Cher Monsieur, Si vous prenez le temps de lire mon article de bout en bout, vous constaterez que vous enfoncez des portes ouvertes.

Écrit par : Bruno Hubacher | 20/04/2018

Cher Monsieur Hubacher,

Soyez convaincu que j'ai lu votre article attentivement de bout en bout. Les portes seront ouvertes quand vous écrirez que les chefs de gouvernement des USA, du Royaume-Uni et de la France sont des dictateurs peu fréquentables et que ces pays ne sont pas des démocraties. Et que la France a organisé la première attaque chimique de la Ghouta en 2013 avec, pour rapporter le mensonge que l'on sait, la complicité de journalistes du Monde. Car il ne s'agit pas seulement d'écrire que le gouvernement de la Syrie n'en est pas l'auteur, il faut désigner les coupables.

En attendant, et je pense que je vais attendre longtemps, je vous souhaite une bonne journée.
Daniel

Écrit par : Daniel | 20/04/2018

Après avoir lu ceci:

https://www.globalresearch.ca/debunking-10-lies-about-syria-and-assad/5636830

Je trouve le président de la Syrie TRES FREQUENTABLE. Contrairement à ceux qui le traite d'"animal" ou de "ne pas mériter d'être sur terre".

Finalement l'important est que les Syriens eux-mêmes le trouvent fréquentable et peu importe le jugement d'un Suisse qui a des grands principes qui ne sont que des illusions.

Écrit par : Daniel | 21/04/2018

Normal que vous le trouviez fréquentable! Qui se ressemble s'assemble! Et ne venez pas hurler parce qu'un terroriste dit"palestinien" est tué le propagandiste qui enterre plus de 600.000 morts syriens par amour et grande sympathie d'un bourreau parce que soutenu par son non moins grand amour et sympathie le président russe Poutine, tellement isolé qu'il recherche des alliés pour une troisième guerre mondiale avec : L'Iran, la Syrie, la Chine et qui sait.. aussi avec la Corée du Nord!?

PS: On s'en tape de 2013 c'est 2018 qui nous intéresse!

C'est bon le MH JOHANN, vos changement de pseudos ne changent rien à votre empreinte largement de mauvaise foi!

Écrit par : Patoucha | 21/04/2018

Après avoir lu ceci de bout en bout et en espérant que vous ferez de même:
https://www.globalresearch.ca/debunking-10-lies-about-syria-and-assad/5636830
Je trouve le président de la Syrie TRES FREQUENTABLE. Contrairement à ceux qui le traitent d'"animal" ou de "ne pas mériter d'être sur terre".
Finalement l'important est que les Syriens eux-mêmes le trouvent fréquentable et peu importe le jugement d'un Suisse qui a des grands principes qui ne sont que des illusions.

Écrit par : Daniel | 23/04/2018

Après avoir lu ceci de bout en bout et en espérant que vous ferez de même:
https://www.globalresearch.ca/debunking-10-lies-about-syria-and-assad/5636830
Je trouve le président de la Syrie TRES FREQUENTABLE. Contrairement à ceux qui le traitent d'"animal" ou de "ne pas mériter d'être sur terre".
Finalement l'important est que les Syriens eux-mêmes le trouvent fréquentable et peu importe le jugement d'un Suisse qui a des grands principes qui ne sont que des illusions.

Écrit par : Daniel | 23/04/2018

D'accord avec vous Daniel...

Je trouverais coquasse qu'un pays de l'union (ou nous) se fasse attaquer par des rebelles. Juste pour voir...la réaction, tout ça...:-)

Écrit par : absolom | 29/04/2018

Les commentaires sont fermés.