26/04/2017

Quelle mascarade

La guilde des rédacteurs de la presse européenne offre un spectacle pitoyable à ses lecteurs, une fois de plus. Il faut dire que la solidarité éditorialiste à travers le continent a bien joué, et le soupir de soulagement est audible à dix lieues à la ronde.

La France a voté pour deux millionaires. C’est un choix démocratique. Avec une palette de 11 candidats et un taux de participation de 80% il est difficile de le nier. Les électeurs auront donc l'option entre « la bombe » et la « bombe à retardement » au second tour.

Ce n’est un secret pour personne que le véritable enjeu de ce scrutin du premier tour n’était pas le choix des onze candidats, ni de leur programmes, conservateurs ou progressistes, mais bien le choix, ou non-choix, d’un d’entre eux, en particulier, celui, déterminé à changer les règles du jeu démocratique. Par conséquent, il s’agissait ni plus ni moins d’un choix entre une rupture complète ou la continuité d’un système économique et social qui arrive gentiment en bout de course. Le reste, c’est de la cosmétique. Mais cela, les éditorialistes se gardent bien de le mettre en avant On ne mord pas la main qui vous nourrit.

Ainsi les grands titres allemands et britanniques se réjouissaient du choix d’un « candidat européen », car de l’autre candidate on ne parle déjà plus, puisqu’elle est de facto éliminée. La presse française fait état d’un « gros coup de balai pour l’establishment », au point que même une publication progressiste comme « Mediapart », un site d’information sur internet, parle d’un « séisme qui ébranle la Vème République ». C’est à se demander si on n’est pas dans le mauvais film. Mais, quel coup de balai ? Quel séisme ?

La presse suisse n’est d’ailleurs pas en reste. Après avoir traité cette campagne présidentielle comme s’il s’agissait d’un épiphénomène dans un état périphérique, l’éditorialiste d’un grand quotidien zurichois la considère comme une « cause perdue » dans un pays « ingouvernable et impossible à réformer », dont toute la classe politique serait « corrompue et dont les institutions seraient sclérosées ». Pour ajouter à un discours déjà confus, le même éditorialiste reproche au seul et unique candidat, déterminé à changer « ces institutions sclérosées » en introduisant la révocabilité des élus en cours de mandat, d’être un « doux rêveur », esquivant le fait que le référendum populaire est un instrument démocratique très usité dans ce pays.

Que fait-on pour éviter un débat sur l’essentiel ? On abreuve le lecteur et le spectateur d’informations en quantité ? Quel meilleur moyen pour meubler le discours des commentateurs et noyer le poisson. Décidément, à l’instar de la fameuse « classe politique », les medias forment un microcosme qui se comprend. Et la déontologie dans tout cela ?

Certes, on ne peut pas accuser les médias de contrevenir à leur devoir d’informer. On trouve tout dans les pages des quotidiens sérieux. Seulement, qui a le temps de lire le « New York Times », le « Guardian », la « Frankfurter Allgemeine Zeitung » ou « Le Monde » en entier ? Pourtant il faudrait.

Non, la responsabilité des médias est ailleurs. Elle est dans la pondération des sujets, de leur répétition et de leur visibilité. Quand un des principaux éditorialistes du « New York Times », le triple lauréat du prix Pulitzer Thomas Friedman, encourage le président américain, dans son éditorial sur la page de garde, « d’intensifier ses attaques envers le président russe via le réseau social « Twitter », afin de le rappeler à « sa co-responsabilité dans la récente attaque chimique en Syrie », cela a un autre impact que les révélations, dans le même journal, mais à l’intérieur, sur les agissements de la CIA dans le même pays.

La responsabilité des médias est immense.

Faisons un retour en arrière. 2008, l’année de tous les dangers et de tous les espoirs, crise financière, débâcle des « subprimes », des millions d’américains perdent leurs habitations, la naissance du mouvement « Occupy Wall Street », qui proteste contre les méfaits d’un système financier destructif. L’arrivée d’un nouveau président, anti establishment, de couleur par-dessus le marché, plein de promesses et de bonnes intentions. L’espoir était donc permis, après le vilain George W. Bush.

Qu’a-t-il promis ce nouveau messie ? Une régulation rigoureuse de la finance, un retrait des forces armées des foyers de conflits moyen orientaux, la fermeture de la prison de Guantanamo, une assurance maladie pour tous les américains, et pour faire monter la mayonnaise, l’ensemble des médias, sur les pages de garde et aux heures de grande écoute, portent aux nues ce nouveau président photogénique. A l’intérieur des grands quotidiens et dans les émissions télévisées de minuit, aux heures de faible écoute, on entendait un autre son de cloche, déontologie journalistique oblige

Bilan, les Etats-Unis sont actuellement impliqués dans sept pays en guerre au Moyen Orient en Afrique et en Asie. Le monde se trouve à nouveau à l’aube d’une crise financière majeure. Sous le couvert de la lutte anti-terroriste, la société américaine est surveillée par les 19 services secrets dont dispose le pays, dépouillée de la protection des tribunaux et de leurs droits les plus élémentaires, et comme si ce n’était pas encore assez, on apprend ces jours que, tout juste rentré de ses vacances avec le milliardaire Richard Branson, il paraît que le encore jeune ex-président veut se lancer un nouveau défi, celui de former la nouvelle génération de leaders politiques, par pitié.

Les médias européens sont gentiment en train de copier le modèle américain de communication, dans le but de nous proposer une société libérale à l’américaine, travestissant le mot liberté dans libéral.

Le premier tour de cette élection française était donc bien plus que juste une autre élection présidentielle. Elle aurait pu poser les jalons pour une autre Europe plus équitable et plus démocratique. Mais au lieu de cela les médias ont su dissimuler son véritable enjeu sous un flot d’informations, sorties de leur contexte, allant de la gratuité des lunettes, l’horaire des infirmières, l’augmentation du SMIC, le port du foulard au travail du dimanche,

Le devoir déontologique aurait dû commander aux médias de présenter aux électeurs français, en toute transparence et avec toutes les conséquences sur le fonctionnement de la société, les deux projets de société qui étaient sur la table, la continuité néolibérale ou la rupture.

13:05 Écrit par Bruno Hubacher | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

18/04/2017

A quand la fin des énergies fossiles ?

Damas, Syrie le 21 août 2013. Plusieurs roquettes chargées de gaz sarin, un gaz neurotoxique incolore inodore et volatile, s’abattent sur La Ghouta, un quartier de la capitale syrienne Damas, quartier contrôlé par le Front Al Nosra, une ancienne branche du groupe terroriste Al Quaeda, opposé au régime syrien, tuant un millier de civils.

Des images insoutenables font immédiatement le tour d’internet et le président américain, de concert avec les leaders européens et les médias, s’empresse d’accuser le régime syrien. Le président Obama, n’intervient pas. Il peut néanmoins compter sur le soutien inconditionnel de la France et de la Grande Bretagne, en cas d’une éventuelle opération punitive.

Ce ne sera finalement pas nécessaire, car, d’un commun accord, la Russie et Les Etats-Unis décident de faire signer à la Syrie la convention internationale sur les armes chimiques et de l’obliger à remettre son stock à l’Organisation pour l’interdiction de l’utilisation des armes chimiques, basée à la Haye. A partir de cette date, la Syrie ne devrait à priori plus détenir des armes chimiques.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU promet, en outre, de faire toute la lumière sur cette affaire et le secrétaire général des Nations Unies mandate une commission d’enquête. Celle-ci constate, en effet, l’utilisation du gaz sarin, mais n’établit pas les responsabilités, n’ayant pas reçu de mandat à ce sujet.

Dans un rapport, publié quelque temps après, le « Massachusetts Institute of Technology » MIT conclut que: « Il est peu probable que les roquettes contenant du gaz sarin aient été tirées depuis les positions de l’armée syrienne », contredisant ainsi la version officielle du gouvernement américain et du Secrétaire d’Etat, John Kerry. L’ONU n’avait pas souhaité commenter le rapport du MIT à l’époque.

Khan Cheikhoun, Syrie, 4 avril 2017. Une prétendue attaque au gaz sarin par des avions de chasse du régime syrien aurait eu lieu dans une zone, contrôlée par les rebelles du Front Al Nosra, une ancienne branche du groupe terroriste Al Quaeda, que les forces de coalition soutiennent contre le régime de Basher el Assad.

A peine 24 heures après l’attaque, Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne condamne « un acte hideux dont le régime de Bashar el-Assad porte l’entière responsabilité ».

Deux jours plus tard, sans consultation du congrès, l’armée américaine tire 59 missiles contre une base militaire syrienne en guise de représailles. La presse américaine « in corpore » s’empresse d’applaudir le président pour son courage et sa détermination et les leaders du Parti Démocrate au sénat et à la maison des représentants, Chuck Schumer et Nancy Pelosy acquiescent bienveillamment. Ceci pour l’introspection du Part Démocrate après la défaite électorale.

Alors, il se trouve que le président Trump, selon les dires de son propre entourage, a pris le soin d'avertir le gouvernement russe au préalable, ce qui a permis au régime syrien de retirer à temps son personnel de la base militaire, censée être attaquée. (ABC News / Keith Olberman Resistance) et pour ajouter à la confusion, l’armée américaine lâche « la mère des bombes » sur le quartier général d’Al Quaeda en Afghanistan, l’ancienne direction d’Al Nosra.

A nouveau, comme en 2013, le « Massachusetts Institute of Technology » arrive à ses propres conclusions qui ne diffèrent guère de celles de la première attaque sur Damas. En effet, Theodore Postol, professeur en science, technologie et sécurité internationale du MIT critique sévèrement le rapport des services de renseignements américains en le taxant de fallacieux et mensonger et réfute catégoriquement la thèse d’une attaque aérienne.

En outre, sur des vidéos amateurs, utilisés comme matériel de preuve par le Pentagone, du personnel médical manipule des corps sans aucune protection, or le gaz sarin est hautement toxique. (Jimmy Dore)

Il se trouve que, la Syrie occupe une place stratégique pour l’export de gaz et de pétrole en provenance du Moyen Orient vers l’Europe. En 2009, le président el-Assad dévoile sa « stratégie des quatre mers » (Mer Noire, Mer Caspienne, Golf et Méditerranée) lors d’un forum en Turquie, en faisant de la Syrie un centre de transit du pétrole et du gaz du Moyen Orient vers l’Europe et vend cette idée à tous les pays qui pourraient être intéressés, tels que l’Arabie Saoudite, la Turquie, l’Iran, l’Iraq et le Quatar. (reportage A2 18.02.2016)

La même année, le Qatar propose un gazoduc traversant l’Arabie Saoudite, la Jordanie et la Syrie, en passant par la Turquie et la Syrie pour alimenter les 500 mio de consommateurs de l’Union Européenne. En même temps surgit un autre projet, « Iran Islamic Gaz Pipeline » partant de l’Iran, traversant l’Iraq, donnant accès au port syrien de Latakia.

En juillet 2011, la Syrie choisi le dernier projet avec l’Iran, ce qui pour la Turquie voisine et le régime d’Erdogan représente un immense manque à gagner économique. L’Arabie Saoudite et le Qatar n’apprécient pas du tout cette option non plus, car le nouveau gazoduc concurrencerait leurs ressources à la faveur de celles de l’Iran.

En 2011 débute en Syrie ce qu’on appelle le « Printemps arabe », des manifestations pacifiques contre le régime de Bashar el-Assad, mais qui dégénèrent rapidement en guerre civile. Une opposition armée se forme contre le régime, opposition qui depuis la même année 2011 voit le soutient militaire étranger pour sa cause augmenter de façon significative de la part du Qatar et l’Arabie Saoudite.

Un contrat gazier est également signé entre la Syrie et la Russie. Une compagnie pétrolière russe reçoit le droit d’explorer les fonds marins au large de la côte syrienne où d’immenses réserves de gaz naturel sont soupçonnées en Méditerranée Orientale, entre la Chypre, l’Egypte, Israël et le Liban. En 2015 on découvre également du pétrole sur plateau du Golan un zone occupée par l’état Hébreu depuis 1967. S’il s’avère qu’il y a du pétrole, cela devient explosif, car les frontières d’Israël sont contestées.

Les deux factions de la guerre civile en Syrie sont soutenus par, les pro-Assad qui sont la Russie l’Iran et le Hezbollah libanais et les pro-Al Nusra, les anciens terroristes et anti el-Assad, le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie, ce qui correspond aux bénéficiaires de l’une ou l’autre version du fameux gazoduc, ainsi que les Etats-Unis, la France et, accessoirement l’Union Européenne.

Ce jeux de « Monopoly » géopolitique échappe au lecteur lambda des quotidiens « Mainstream », car les enjeux sont, souvent, sciemment présentés de manière décousue pour éviter qu’on fasse le lien et se saisisse d’un vue globale. Cela s’appelle « manufacturing consent » ou fabriquer le consensus.

A part envoyer de l’argent aux organisations humanitaires pour soulager sa conscience, ce qui est devenu un rite, sans que quoi que ce soit change, le citoyen lambda ne peut pas faire grand-chose contre les guerres, sauf cette année 2017, aller voter. Il se trouve que les électeurs français ont l’option de choisir un candidat à la présidentielle qui est déterminé à mettre son pays aux énergies 100% renouvelables et en Suisse, où le peuple sera bientôt appelé à voter pour une transition énergétique qui va dans le même sens.

11:43 Écrit par Bruno Hubacher | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

13/04/2017

Le Venezuela, la boule puante de la dernière ligne droite ?

La campagne présidentielle française entre dans sa dernière ligne droite avant le premier tour du 23 avril prochain. Après la quasi certitude sur son issue, la flambée de la cote de popularité du candidat de la « France insoumise » a pris de court les milieux des affaires. La dette française se négocie dorénavant avec une « prime Mélenchon ». Ce qui n’était une surprise pour personne, sauf pour les médias, devient une possibilité, Jean-Luc Mélenchon président.

Les prochains dix jours s’annoncent donc mouvementés. « Le Figaro » craint « un projet dévastateur pour la France », la « Frankfurter Allgemeine Zeitung » fait carrément dans la désinformation et parle de populisme anti-allemand, le britannique « The Economist » annonce « a nightmare option » et le très conservateur « Daily Mail » horrifié, titre « a french election shock ». Ca y est, tout le monde s’est réveillé.

Dans ce contexte, sans aucun lien apparent et loin de nos contrés, au Venezuela, se déroule actuellement une catastrophe humanitaire. Dans les rues de Caracas, des dizaines de milliers de manifestants s’opposent aux soldats de la dictature du président Nicolas Maduros, qu’on n’appelle plus que « más duro », et des centaines de milliers de vénézuéliens se massent à la frontière colombienne fuyant la misère. Un taux d’inflation de 1600% par année dévore le pouvoir d’achat et un rationnement des denrées alimentaires fait rage.

Il se trouve que le candidat Mélenchon se réfère souvent au modèle de la « révolution bolivarienne » du défunt président vénézuélien Hugo Chavez, un des personnages politiques le plus controversés d’Amérique Latine. En vue d’un probable amalgame entre vérité et fiction, le candidat de la France insoumise ferait bien de prendre les devants et de clarifier sa position. La situation explosive de ce pays pourrait bien s’immiscer dans la campagne présidentielle et inciter quelques adversaires à lancer des boules puantes, faute de « casseroles ». Dans une récente interview télévisée, le journaliste de la radio publique « France Inter », Patrick Cohen, interroge le porte parole de la « France insoumise », le charismatique Alexis Cobière, à ce sujet, mais celui-ci esquive la question, ce qui n’est nullement dans son habitude.

Pourtant, Hugo Chavez, bien que très controversé, n’a pas fait que des erreurs. Elu président de la République de Venezuela en 1999, il promulgue une nouvelle constitution et lance une politique participative en nationalisant des industries clé, celle des ressources naturelles, notamment du pétrole, qui font du Venezuela la nation la plus riche d’Amérique Latine.

Conforté par la hausse vertigineuse du prix du pétrole, il lance un programme social d’envergure, procède à des expropriations de terres, dont certaines discutables et lance un système de microcrédits d’initiative publique, soutenus par le HCR. Il interdit la culture des OGM et la pêche intensive.

Selon le « Center for Economic and Policy Research » basé à Washington, entre 2003 et 2008 le taux de pauvreté a diminué de moitié et le taux d’extrême pauvreté de 72%. L’accès à la nourriture avait été amélioré de manière significative et le coefficient « Ghini » qui mesure le degré d’inégalité et la répartition des richesses est passé de 0,498 en 1999 à 0,39 en 2011, ce qui fait du Venezuela le pays le moins inégale d’Amérique Latine, et le place juste derrière le Canada au niveau mondial. En outre, son taux d’alphabétisation a atteint 93% sous l’ère Chavez.

Que s’est-il passé ? En 2008, l’année de la crise financière, le prix du pétrole s’est effondré de 60%, or le pétrole représente 96% des exports et 50% des revenus fiscales du Venezuela, Les économistes appellent cela « dutch disease » ou maladie hollandaise en référence au déclin du secteur manufacturier hollandais suite à la découverte, en 1959, du plus important champ gazier européen.

Cette théorie économique établit un lien entre la croissance d’un secteur économique spécifique (ressources naturelles) et le déclin simultané d’autres secteurs (secteur manufacturier, agriculture). Plus les revenus du secteur croissant augmentent plus les revenus des autres secteurs diminuent car la pression sur le taux de change favorise l’importation de produits et défavorise le secteur domestique, l’économie indigène, qui disparaît peu à peu.

Pour la petite histoire, l’Allemagne fait la même erreur, avec la seule différence qu’elle est protégée contre une appréciation de la monnaie, car elle profite de son appartenance à l’Euro. Avec sa promotion excessive des exports en baissant les salaires, elle détruit peu à peu son économie domestique, et le surplus les acteurs économiques distribuent à leurs actionnaires sous forme de dividendes au lieu d’investir.

Certes la reprise des affaires, après la mort d’Hugo Chavez en 2013, par le compagnon de route, Nicolas Maduro, n’était pas chose facile. Mais cela n’excuse pas l’emprisonnement des opposants, tels que Leopoldo Lopez condamné à 13 ans de prison pour avoir manifesté pacifiquement en 2014, rendu responsable des 43 manifestants succombés lors des affrontements avec la police, ni l’inéligibilité de 15 ans, décrétée par la justice, de son adversaire Henrique Capriles, gouverneur de l’état de Miranda, qui, à ce jour conteste le résultat des élections de 2013.

Avec talent et intelligence l’équipe des « Millenials » qui entoure le candidat de la « France insoumise » a réussi à arrondir les angles du tribun du « bruit et la fureur » mais la campagne entre dans une phase périlleuse. Certes, la nouvelle constitution de la VIème République empêcherait un dictateur Mélenchon, du fait de la révocabilité des élus en cours de mandat, inclus le président, mais les troubles au Venezuela représentent un argument de rêve pour les défenseurs du statu quo, à moins que la bombe soit désamorcée avant.

09:00 Écrit par Bruno Hubacher | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |