22/06/2016

Ces « prima donnas » de la politique

En politique, il y a ceux qui réussissent à se mettre en question de temps à autre, et il y a les incorrigibles m’as-tu vu vaniteux qui finissent leur carrière en donneurs de leçons aigris.

Le 16 avril 2014, Daniel Cohn-Bendit, ancien député européen du parti « Europe écologie-les verts », a pris la décision louable, de dire adieu à sa carrière politique pour laisser la place aux jeunes. Il reste néanmoins un observateur averti de la vie politique à travers des pamphlets et chroniques, ce qui est son droit le plus strict et sans doute un enrichissement pour le débat démocratique.

Toutefois, on ne peut s’empêcher de le soupçonner d’égocentrisme et de constater que l’absence du feu des projecteurs lui pèse. Ainsi, il croit utile de lâcher une pétarde dans la presse de temps à autre pour signaler que « Daniel Cohn-Bendit existe ».

Ainsi dans une interview sur TV5 « Dani le rouge » s’en prend violemment à Jean-Luc Mélenchon, en le traitant de « poule mouillée » et en lui reprochant de ne penser qu’à son ego en se présentant tout seul (comme un grand) aux élections présidentielles françaises et les médias applaudissent, reconnaissants de « cette artillerie » à l’intention de « l’ennemi des journalistes ». Ca ne mange pas de pain.

Pendant que Jean-Luc Mélenchon admet, que oui, ce sera difficile, et que pour gagner il faut convaincre, Daniel Cohn-Bendit (71 ans) reste dans sa logique de la politique politicienne de lutte des tranchées et de pure stratégie électorale. Ainsi il verrait bien un duo Nicolas Hulot- Emmanuel Macron pour rénover la gauche. On croit rêver.

Daniel Cohn-Bendit n’a pas réussi à unir la famille des « verts européens » et se croit autorisé à donner des leçons à ceux qui retroussent les manches. Les verts n’ont pas encore compris que l’écologie fait dorénavant partie intégrante de n’importe quel programme politique, plus pour les uns, moins pour les autres, et, tant qu’il n’y a pas de répartition équitable des revenues et des richesses, la priorité des laissés pour compte du progrès est de se remplir le ventre. En attendant, l’écologie est un luxe pour les nantis.

Le même cas de figure se présente aux Etats-Unis actuellement. Dans les rangs du parti démocrate, il y a une candidate, sous investigation du FBI, prédestinée à décrocher le mandat présidentiel et un adversaire, surgi de nulle part, qui a réussi, en une année, et en se retroussant les manches, à rassembler derrière lui 43% de l’électorat démocrate.

Depuis son entrée en campagne, les médias supplient le sénateur Sanders de se ranger derrière Hillary Clinton pour préserver le statu quo. On comprend que l’establishment américain s’oppose au changement. Mais Daniel Cohn-Bendit ?

09:20 Écrit par Bruno Hubacher | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

Commentaires

Ouais bon, ça sent un peu la jalouse, non?
Parce que Daniel Cohn-Bendit a des arguments autrement plus solides pour prétendre donner son point de vue pour donner son point de vue qu'un certain Bruno Hubacher...

Écrit par : JJ Hannot | 23/06/2016

Daniel Cohn-Bendit est un donneur de leçons qui sait tout sur tout !!!

Écrit par : Marie | 24/06/2016

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