23/02/2016

La lettre de la honte

Une vague ininterrompue de réfugiés, qui fuient la guerre au Moyen Orient, déferle sur L’Europe et provoque des tensions entre les états membres, ce qui pose une menace pour la cohésion de l’Union. Dans ce contexte explosif arrive au Département Fédéral de L’Economie, de la Formation et de la Recherche une lettre, datée du 12 février dernier, signée par des associations patronales suisses, telles que l’USAM, SMISSMEM et d’autres, qui demande au conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann un assouplissement des restrictions concernant les exportations de matériel de guerre à destination du Moyen Orient.

« Au nom des 15'000 employés de l’industrie de l’armement suisse » les signataires, dont les conseillers nationaux Jean-François Rime (UDC) et Hans-Ulrich Bigler(PLR), demandent à Johann Schneider-Ammann un traitement « avec bienveillance » des autorisations toujours pendantes auprès de son département, car les exportations de matériel de guerre dans cette région sont gelées depuis une année. Les auteurs de la lettre insistent sur l’application stricte de la modification de « L’Ordonnances sur l’exportation de matériel de guerre » du 19 septembre 2014 qui, d’après mes recherches, stipule « qu’une autorisation d’exportation peut être consentie, si un risque mineur existe que le matériel exporté puisse servir à commettre des actes graves contre le droit humanitaire ». Cet assouplissement fut d’ailleurs vivement critiqué par « Amnesty International ».

Les auteurs de la lettre rappellent à Monsieur Schneider-Ammann « l’importance cruciale de l’industrie de l’armement pour la sécurité de la Suisse et son apport considérable à l’économie ». En outre, Il serait « vital » pour le maintien de places de travail, qu’elle « puisse disposer des mêmes conditions cadre politiques et économiques que les autres pays européens ». Les auteurs continuent, en agitant le spectre de la crise économique et du chômage, et en se lamentant que « Chaque jour on peut lire dans la presse que de nombreuses entreprises réduisent leurs effectifs ou délocalisent leur production à l'étranger, telles que Alstom, Zurich Assurances, Bucher, SIA Abrasives, Sauter, Crédit Suisse, Rieter, Vectronix etc. Le secteur des services ne sera en mesure d'absorber ces pertes d’emplois, que les auteurs chiffrent à 7'500 travailleurs.

D’après le site internet de GSoA (Groupement pour une Suisse sans armée), qui cite une étude de la confédération, datant de 2008, l’industrie de l’armement suisse occupe directement 3’335 personnes et 1’797 indirectement, dans des entreprises fournisseurs. La Suisse occupe actuellement la 14ème place mondiale des exportateurs de matériel de guerre selon une étude récente du « Stockholm International Peace Research Institute » (SIPRI).

Si c’est la seule proposition que les associations patronales ont à avancer pour dynamiser la place industrielle suisse, c’est un aveu d’impuissance inquiétant. Faudrait-il songer à remplacer leurs dirigeants par des gens qui ont réalisé que la guerre froide est finie ? Les syndicats proposent, depuis quelque temps, la mise en œuvre d’une vraie stratégie industrielle pour ce pays, en collaboration avec les associations patronales et la confédération, comme il en existe une pour la place financière, qui, faut-il le rappeler, ne sera plus « la vache à lait » de l’économie suisse et des finances publiques. Monsieur Schneider-Ammann doit se rendre à l’évidence que le « laisser faire » n’est pas une option, comme le démontre l’exemple de la France. En outre, les associations patronales seraient bien avisées de faire preuve de plus d’imagination s’ils souhaitent maintenir la paix du travail.

Cette semaine, on apprend que les 25 entreprises suisses les plus importantes distribueront ce printemps la somme de 40 mia CHF en dividendes à leurs actionnaires. 40% de cette somme, ou 16 mia CHF, restera en Suisse, en faveur, entre autre, des familles Oeri-Hoffmann avec 538 mio CHF, Klaus Michael Kühne de Kühne & Nagel avec 268 mio CHF et la famille Blocher avec 220 mio CHF. A part quelques causes philanthropiques ou autres clubs de football ou musées, cette manne ne contribuera pas à la création d’emplois dans ce pays. Il serait donc plus judicieux de ponctuer ces dividendes, improductifs pour l’économie, d’un impôt progressif et d’utiliser ce substrat fiscal pour la recherche et la formation. Faut-il rappeler que la confédération réduira son budget de la formation 2017 / 2019 de 500 mio CHF, ce qui obligera les universités de doubler leurs frais d'études.

Une mise à plat de la politique économique et industrielle de ce pays s’impose, car de grands bouleversements menacent le modèle actuel. L’abolition du secret bancaire et l’harmonisation fiscale des entreprises multinationales auront des conséquences sur l’emploi et les recettes fiscales. Une utilisation optimale des ressources, humaines et fiscales, contribueront à combler le trou que laissera une place financière amincie.

08:01 Écrit par Bruno Hubacher | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

16/02/2016

Le spectre de Weimar

L’analogie avec l’actualité semble osée, et pourtant. Un journaliste du quotidien « Tagesanzeiger » tire le signal d’alarme dans un article intitulé « Un vrai danger pour la Suisse », article qui a provoqué une avalanche de 1’000 commentaires « online » en l’espace de quelques heures. Il est bien-sûr question de l’initiative « Pour le renvoi effectif des étrangers criminels ».

Bien-sûr, l’Allemagne de 1930 n’est pas l’Europe de 2016, et la misère d’antan n’est guère comparable avec les problèmes de chômage et de précarité actuels. Toutefois les chiffres économiques officiels et les commentaires rassurants de la presse masquent une réalité, celle d’une mise à l’écart d’une partie de plus en plus importante de la population, aussi en Suisse. C’est de la dynamite sociale. Depuis une vingtaine d’années, en Suisse et en Europe, une tendance préoccupante à la radicalisation de la politique se fait sentir. L’analogie avec la concentration historique des richesses, et la volonté insidieuse de l’establishment de maintenir le statu quo, avec la complicité de la presse, est pour le moins troublante.

En 1918, avec la démission de l’empereur allemand, la noblesse, les patrons de l’industrie et de la finance, craignaient la perte de leurs privilèges. Ils préféraient les mouvements fascistes naissants aux socialistes ou aux communistes. Tout en méprisant cet arriviste rustre et inculte, ils trouvaient un intérêt à le soutenir, financièrement et idéologiquement, car ils avaient un objectif en commun, le maintien du pouvoir, économique et politique. Actuellement, les 300 individus suisses les plus riches disposent d’une fortune de près de 600 mia CHF, ce qui est le double de la dette de la confédération.

Aujourd’hui, comme au temps de la fragile démocratie de la république de Weimar, certains mouvements politiques et personnalités réussissent, avec habilité, de détourner l’attention des vrais enjeux, la redistribution des richesses, en se focalisant sur la culpabilisation d’une certaine frange de la population, les étrangers en l’occurrence.
Un des premiers actes du gouvernement national-socialiste en 1935 fut la proclamation des lois raciales de Nürnberg lors de la « Journée de la Liberté » du congrès du parti NSDAP. La notion de « liberté » fait aujourd’hui partie intégrante du discours des mouvements d’extrême droite. Les trois piliers de cette loi furent:

• « Blutschutzgesetz », loi pour la préservation de la race allemande.
• « Reichsbürgergesetz », loi déterminant le droit à la citoyenneté allemande en distinguant, « Reichsbürger » (allemands de souche) et « Angehörige rassenfremden Volkstums » (citoyens originaires d’une autre race)
• « Reichsflaggengesetz » loi interdisant aux citoyens originaires d’une autre race de s’associer de quelconque manière au drapeau allemand.

Dans un état de droit, les lois valent pour tous ceux qui se trouvent sur son territoire, sans distinction. Il n’y pas que la Suisse qui s’apprête à déroger à ce principe, la France parle de « déchéance de nationalité ». Cela a un goût de déjà-vu.

De l’autre côté de l’Atlantique, aux Etats-Unis, l’année 1933 fut marquée par l’accession au pouvoir du 32ème président, Franklin Delano Roosevelt. L’Amérique se trouva, comme l’Europe, au milieu de la plus importante crise économique du XXème siècle, causée par le crash boursier à « Wall Street » en 1929 et la spéculation qui le précéda. (Nous nous trouvons dans l’après 2008) Pour sortir de la crise, Roosevelt choisit un autre chemin que l’Europe, en lançant, avec le soutien de la population et contre l’establishment, le plus important programme de relance économique de l’histoire, le « New Deal », dont le principal mérite fut sans doute la vague d’optimisme qu’il déclencha et les importants acquis sociaux qui en résultèrent (Federal Deposit Insurance, Federal Housing Administration, Social Security System, Securities and Exchange Commission).

Une analogie avec l’enthousiasme populaire que suscite l’actuelle campagne présidentielle « grassroots » du sénateur Sanders, financée uniquement avec des dons de citoyens moyens, s’impose. Elle a récolté, ce mois-ci seulement, la somme de 5 mio USD, ou une moyenne de 30 USD par contribution. Le taux d’approbation pour les propositions du sénateur Sanders auprès des jeunes électeurs américains est de près de 80%. Cela montre que, en Amérique comme en Europe et en Suisse, l’avenir ne se fera pas sans les jeunes. En Europe, où le taux de chômage moyen actuel des jeunes avoisine les 20%, avec des pics de 46% en Espagne, 48% en Grèce, 38% en Italie et de 26% en France, avec le risque de voir émerger une « lost generation ». La Suisse, relativement épargnée jusqu’ici, risque, si la politique future du gouvernement actuel se confirme, prendre le même chemin.

Heureusement, des mouvements « grassroots » sont en train de naître en Europe aussi, avec celui de l’économiste Yanis Varoufakis, ancien et éphémère ministre des finances grec, qui lance son mouvement paneuropéen pour la réforme de l’Europe « Diem » (Democracy in Europe) ou le français Jean-Luc Mélenchon avec son émission web « pas vu à la télé ». Le jeune parti espagnol « Podemos » participera à un prochain gouvernement de gauche. Du moins il faut l’espérer. Les britanniques doivent compter avec le nouveau leader du parti labour « Jeremy Corbyn ». A quand un mouvement similaire du PS Suisse qui, à ce stade, n’a rien à perdre ?

Pour revenir au « New Deal » de 1933 du président Roosevelt, la première réforme concerna le secteur bancaire avec la « Federal Deposit Insurance » la « Securities Exchange Commission » et le « Securities Exchange Act » et, plus important le « Glass Steagall Act », la séparation de la banque commerciale de la banque d’affaires, partie intégrante du programme du sénateur Sanders. Une loi de protection des syndicats contribua à la redistribution des des richesses du haut vers le bas. Les 37 familles les plus riches des Etats-Unis possédèrent des revenus égales à ceux de 42% de la population. Sur 27,5 mio de familles, 21,5 mio de familles ne possédèrent aucun revenu. Une grande partie de ces réformes est toujours en place (Federal Deposit Insurance, Federal Housing Administration, Social Security Act, Securities and Exchange Commission.

L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais pour comprendre le présent, il faut connaître le passé.

08:56 Écrit par Bruno Hubacher | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

10/02/2016

L’Allemagne, le nœud gordien de l’Europe

En 1998, après vingt ans de « thatchérisme », l’ancien chancelier social-démocrate Gerhard Schröder se résout finalement à « sauter sur le train du néolibéralisme » et à appliquer son programme de réforme « Agenda 2010 », avec le soutien explicite du plus grand groupe de presse européen, « Bertelsmann » (Stern, Capital, Der Spiegel, Financial Times Deutschland, RTL, Financial Times, The Economist etc.) et, fait surprenant, de l’église, catholique et protestante.

La réforme concerne trois domaines : le marché du travail, le système de la sécurité sociale et la position de l’économie allemande au niveau mondial. En ce qui concerne le marché du travail, les monétaristes prétendent que ce sont les salaires trop élevés, qui empêchent les entreprises d’embaucher et les impôts trop élevés les empêchent d’investir. Schröder veut donc rendre l’économie allemande plus compétitive en baissant les impôts et les salaires. Il procède à la dérégulation du marché du travail et une « flexibilisation » des conditions de travail (Hartz IV). Les allocations de chômage, pour les chômeurs de longue durée, sont abaissées au niveau de l’aide sociale, ce qui représente 450 euros par mois.

Selon une étude récente de la fondation « Bertelsmann » (cherchez l’erreur !), le nombre de travailleurs (working poor) qui gagnent moins que 450 euros par mois a augmenté de 5,5 mio à 7,45 mio depuis l’introduction de ces mesures, mais la situation des allemands qui ont un travail n’est guère plus réjouissante, car les salaires, en termes réels, n’ont augmenté que de 2,5% depuis 1995 pour les plus qualifiés d’entre eux, et pour les travailleurs sans formation ils ont carrément baissé de 2% pendant la même période.

En faisant de la sous-enchère salariale, l’Allemagne exporte son chômage dans le reste de l’Europe. Elle dope son export au détriment de son économie domestique, ce qui touche les PME, les salariés et les consommateurs allemands. Avec son surplus commercial annuel de 200 mia d’euros, l’Allemagne prend en otage les autres pays de l’union, en les mettant hors compétition, à l’intérieur de l’Europe, mais aussi sur le marché international. Il y a là une certaine analogie avec la Suisse, où la productivité n’a pas été partagée avec les salariés. Leurs rémunérations stagnent, comme celles des allemands, depuis le milieu des années 1990. Seulement, le handicap de la Suisse, contrairement à l’Allemagne: Elle subit l’appréciation inévitable de sa monnaie, ce qui nuit à l’export. Mais, nous avons aussi une économie domestique, non ?
Pour comprendre le mécanisme qui détruit la cohésion européenne, et qui risque de faire exploser l’euro, avec des conséquences catastrophiques, pour la Suisse aussi, il faut assister à une des nombreuses conférences du professeur allemand, Heiner Flassbeck, qu’on trouve aussi sur internet.

L’introduction de l’euro en 1999 était basée sur la théorie économique du « monétarisme », dont l’objectif principal est la maitrise de l’inflation. Elle part du principe que le taux d’inflation est lié à la masse monétaire, l’argent émis par la banque centrale et les banques privées. Actuellement, la Banque Centrale Européenne, fidèle au concept monétariste, essaie désespérément de stimuler l’économie en inondant les banques avec des liquidités à taux presque zéro, espérant que l’économie réelle finira par profiter de cette manne. Il n’en est rien, car il n’y a pas de pouvoir d’achat, donc pas de demande. Conséquence : les banques préfèrent réinvestir ces fonds dans des actifs financiers, contribuant ainsi au gonflement de la bulle spéculative qui finira bien par éclater à nouveau comme en 2008.

Pour revenir à l’euro, le taux d’inflation moyen, déterminé par la Banque Centrale Européenne, avec l’appui du gouvernement allemand, lors de la création de l’euro, avait été fixé à 2% par année. Contrairement à la thèse monétariste, le professeur Flassbeck affirme que l’inflation est déterminée par le niveau des salaires par rapport à la productivité de l’économie et non par la masse monétaire. Les économistes mesurent la productivité horaire. On prend la productivité d’un pays (Tout ce qu’un pays produit en une année) et la divise par le nombre d’heures travaillées. On obtient ainsi le « coût salarial unitaire » où ULC (unit labour cost) qui est, dans le cas de l’Allemagne, de 40 euros.

Si on permet une augmentation des salaires de 5% p.a., tandis que le « coût unitaire salarial » augmente de 3% p.a., le taux d’inflation s’élève à 2% p.a. Dans le cas de l’Union Européenne, les augmentations annuelles de salaires devraient se situer à 2% au-dessus de la progression annuelle de la productivité. Contrairement à l’idée répandue, une union monétaire n’exige pas que tous les pays soient égaux. Chaque pays peut adapter son train de vie (salaires) à ses possibilités (productivité). Il n’est pas nécessaire que ses membres travaillent le même nombre d’heures ni qu’ils aient le même âge de la retraite. Le plus important n’est pas non plus le fait de déléguer sa politique monétaire à une instance supranationale, mais le respect de tous les membres de l’objectif d’inflation convenu.

Le seul pays qui s’y est tenu depuis 1999 est la France, dont les salaires ont suivi la progression de la productivité, qui, entre parenthèse, est plus élevée que la productivité allemande. Les salaires du Portugal, d’Espagne, d’Italie de la Grèce ont augmentés entre 2,5 et 2,8% p.a. en dessus de la productivité tandis que l’Allemagne se trouvait constamment 2% p.a. en dessous de sa productivité. La conséquence, les produits allemands sont en moyenne 20 % moins chers que les produits des autres pays. En 2009, la Grèce a finalement commencé à corriger cette situation en baissant ses salaires de 20% d’un coup, ce qui a provoqué une baisse de la consommation et une baisse des commandes auprès des entreprises de 20%. Des licenciements massifs ont suivi et le chômage est monté en flèche. L’économie domestique représente 70% de l’économie grecque.

Pour éviter la déflation, les salaires allemands devraient augmenter sensiblement (les salaires suisses aussi). Toutefois, l’Allemagne préfère continuer à recycler son surplus en crédits pour les pays déficitaires. Ainsi ceux-ci peuvent continuer à acheter les produits allemands, meilleur marché, à crédit bien-sûr. Plutôt que d’investir dans la transition énergétique, la formation, la santé, des sommes colossales continuent à aller dans la consommation et les marchés financiers.
Notre ministre de l’économie Johann Schneider-Ammann s’est prononcé dans la NZZ au sujet de la récente perte d’emplois pour l’économie suisse dû aux premières grandes délocalisations. Le remède habituel du docteur Schneider-Ammann est une « amélioration des conditions cadre pour les entreprises » (General Electric ?) et moins de bureaucratie pour les entreprises. Le président note, avec satisfaction, que la Suisse est le plus grand investisseur au monde, en comparaison à sa population. Le ministre souhaite un « renforcement du dialogue social ». Ou en clair, davantage de sacrifices. Pour favoriser la création d’emploi, la confédération souhaite « augmenter le fonds d’aide à l’innovation à CHF 20 mio » ( ?) En contrepartie, La confédération a décidé de réduire le budget de la formation 2017-2019 de CHF 500 mio. Cherchez l’erreur !
Comme en Allemagne, les gains de productivité sont attribués, depuis vingt ans, aux actionnaires. Faute de demande dû au faible pouvoir d’achat, les entreprises, suisses ou européennes, continuent à amener leurs gains de productivité à la banque ou de racheter leurs propres actions, plutôt que d’augmenter les salaires. Même la Chine l’a compris, les salaires réels y augmentent de 9% en termes réels depuis 10 ans, au grand regret de la bourse.

Croyant inciter les entreprises à investir, l’état continue à les récompenser avec des baisses d’impôts. La Suisse a toujours un train de retard. Elle s’est vu contrainte d’abolir son secret bancaire, d’en finir avec la discrimination entre les multinationales et les entreprises indigènes au niveau de l’imposition. Elle préfère baisser le budget de la formation et miser sur son attractivité. Elle ferait mieux d’utiliser sa richesse à bon escient.

08:40 Écrit par Bruno Hubacher | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |